Le bilan des politiques publiques du Département en matière de développement durable a donné lieu, lors du Conseil départemental du 22 novembre, à une présentation détaillée par la Vice-Présidente Cécile Sineau-Patry. Il a surtout permis à Alban Bruneau de rappeler que « le développement durable ne doit pas être un simple volet de notre politique, mais doit devenir la matrice de toutes nos réflexions. A nous seuls, nous ne pouvons pas changer la face du monde, nous pouvons cependant être moteurs et précurseurs par nos politiques et ses déclinaisons ».

Or, pour le groupe communiste du Front de Gauche« au regard des enjeux nous restons sur notre faim. Certes les idées sont bonnes et nombreuses, mais nous manquons encore d’ambition. Tout l’objet de notre politique est donc d’intégrer le développement durable dans l’ensemble de nos actions afin de les rendre plus efficientes, mais également pour préserver l’avenir de notre planète ».

Pour les élus communistes, cela passe donc par des moyens à la hauteur des enjeux « surtout dans un contexte social particulièrement dégradé ». Ainsi, Alban Bruneau a souligné que« les ménages bénéficiaires des aides sociales et des politiques d’autonomie des personnes sont souvent ceux les plus en proie aux problématiques découlant du développement durable, que ce soit en matière d’alimentation, de performances énergétiques des logements ou encore de mobilité ». Puis il a développé, remarques et propositions sur la lutte contre la précarité énergétique, dont le bilan est estimé trop modeste (404 logements aidés) ou encore sur la communication à améliorer autour du « Kit énergie  (370 kits distribués).

Même appel à des moyens renforcés concernant le transport : « Notre plate-forme numérique de co-voiturage, où seulement 1.900 trajets ont été déposés, soit environ 5 par jour, doit être plus attractive, il serait intéressant par exemple d’étudier la possibilité de mutualiser notre plate-forme avec les départements limitrophes ». Mais c’est surtout « une intervention forte pour agir contre la pollution produite par les navires de croisière » qu’Alban Bruneau a sollicité.

Concernant le domaine agricole, il s’est félicité que« l’humain a été replacé au coeur des actions ainsi que le lien de proximité avec la profession agricole » et proposé l’adhésion « à l’association Un Plus Bio, réseau de collectivités souhaitant développer une restauration collective biologique avec des produits locaux ».

Enfin, Alban Bruneau a tenu à saluer l’action du Département en faveur des modes doux de transport et d’infrastructures vertes. Ainsi il a relevé que « les retombées de l’Avenue Verte ont déjà dépassées l’investissement de 9 millions après seulement 13 années », ainsi que dans le domaine du sport santé.

S’écartant très largement du sujet posé, les nombreuses interventions des élus socialistes se sont quant à elles  essentiellement attachées à dénoncer les décisions gouvernementales et les mesures de restriction prises par le Département dans de nombreux domaines, sans pour autant dater le début de cette austérité… Pour la majorité de Droite, le Président et sa Vice-Présidente ont reconnu la modestie de ces interventions, tout en rappelant l’engagement de la collectivité « en fonction de ses moyens d’aujourd’hui, des moyens compliqués… » et en fonction des compétences que la loi NOTRe lui a confié.

Ce rapport étant une communication, il n’était pas soumis à approbation.

Pour télécharger l’intervention d’Alban Bruneau : 2.01 – Interv AB – Développement durable