Le Vice-Président Jean-François Bures a présenté, lors du Conseil départemental du 22 novembre, le bilan exhaustif des conseillers emploi du Département qui interviennent auprès des allocataires du RSA dans leur recherche d’un emploi.

Un bilan salué par Sophie Hervé au nom du groupe : « Nous tenons à marquer notre soutien à ce dispositif et à saluer l’action opiniâtre conduite par le service emploi et ses agents, dans le but d’accompagner le retour à l’emploi des allocataires du RSA. Plus de mille bénéficiaires sont sortis du RSA grâce à cette action depuis 2012, ce qui est à la fois peu au regard du nombre de personnes restant éloignées d’un emploi, mais tellement lorsque que l’on considère chaque situation individuelle. Car chaque emploi décroché est une victoire en elle-même pour celui qui le décroche comme pour ceux qui l’ont accompagné ».

Pour, Sophie Hervé « les éléments statistiques repris ici, illustrent de nouveau comme d’ailleurs toutes les enquêtes sérieuses le démontrent, que nous sommes bien éloignés des clichés véhiculés à souhait dans certains milieux qui ne connaissent ni la faim, ni les stigmates du chômage ». Et de poursuivre sur sa lancée : « Il est de bon ton chez certains de fustiger les demandeurs d’emploi ou les prétendus assistés du système, au point de vouloir les soumettre à une véritable liberté surveillée, pendant qu’à l’autre bout de la cordée, les privilégiés se gavent de richesses ».

Pour le groupe communiste du Front de Gauche, « tous les dispositifs, celui-ci comme ceux proposés dans le cadre de Pôle Emploi, sont à valoriser pour ce qu’ils nous enseignent : le chômage va à l’encontre des droits fondamentaux des êtres humains et personne ne peut le considérer comme un statut enviable ».

Sophie Hervé a conclu concernant la situation des contrats aidés : « Je m’inquiète des effets que peuvent avoir les nouvelles politiques de rationnement, avant une extinction proclamée, des contrats aidés par le nouveau gouvernement. Ces contrats ne sont pas la panacée, mais nous observons de nouveau qu’ils figurent parmi les outils utilisés et donc utiles pour favoriser le retour à l’emploi. Retirer cet outil sans rien proposer à la place, dans une période de chômage de masse, est une faute grave aux conséquences lourdes ».

Caroline Dutartre, pour le groupe socialiste, a « salué la continuité de cette action qui existe depuis 2008 et son très bon rapport entre le coût qu’il mobilise et le résultat obtenu ».

La surprise est venue, en conclusion du débat, du rapporteur de ce bilan. En écho aux propos de Sophie Hervé, Jean-François Bures a dénoncé les contrats aidés, qualifiés « de subventions déguisées », et motivé la décision gouvernementale de vouloir les supprimer, avant d’inviter leurs défenseurs « à aller en bénéficier » pour se rendre compte, sous-entendu de leur inefficacité pour lutter contre le chômage…Sauf que le rapport qu’il venait de présenter démontrait leur utilité concrète…

En revanche il n’a pas été répondu à une question essentielle soulevée au cours du débat : Il existe 8 unités territoriales de l’action sociale (UTAS) en Seine-Maritime et par conséquent 8 conseillers emploi. Or, la réforme voulue par la majorité départementale conduit à diminuer à 6 le nombre des UTAS… Quid du nombre de conseillers emplois demain ?

Ce rapport étant une communication, il n’était pas soumis à approbation.

Pour télécharger l’intervention de Sophie Hervé : 3.04 – Interv SH – Conseillers emplois