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Aujourd’hui, difficile de vivre sans carte d’identité, le précieux document étant souvent demandé dans le cadre des démarches de la vie courante comme pour les besoins de projets, d’emploi, de logement…

Jusqu’à présent, pour l’obtenir, rien de plus simple. Il suffit pour chaque citoyen de se rendre dans le bâtiment public qu’il connait le mieux et qui se situe au plus près de chez lui : sa mairie ou dans les villes les mairies annexes.

Trop simple mais surtout trop coûteux visiblement pour un Etat qui n’en finit pas de rechercher des économies pour compenser les milliards d’euros d’argent public versés à fond perdu (enfin pas pour tout le monde…) au patronat et aux actionnaires sous prétexte de créer des centaines de milliers d’emplois que l’on attend toujours.

L’instruction des cartes d’identité est donc dans le collimateur… Une réforme à la « va-vite » cherche à imposer, d’ici le mois de mars prochain, la fin du dispositif actuel au profit d’une instruction des demandes par les seules communes actuellement dotées d’un dispositif sécurisé d’enregistrement des passeports (une trentaine en Seine-Maritime sur les 745 communes que compte le Département).

Pour faire simple, vous ne pourriez plus demander votre carte d’identité dans votre mairie mais il vous faudrait vous rendre uniquement dans celles qui sont équipées actuellement du dispositif. Ces communes recevant, en échange du traitement de milliers de cartes instruites actuellement dans toutes les communes, un simple pourboire de l’Etat.

Un Etat qui, de son côté, va ainsi supprimer en Seine-Maritime 80 postes en y ajoutant les modifications qui interviendront dans l’instruction des permis de conduire et des cartes grises. Car avec cette réforme, ces deux autres documents administratifs ne seront plus disponibles aux guichets des préfectures et sous-préfectures mais uniquement via Internet ou sur des bornes automatiques disposées ici et là. Il est également prévu par l’Etat d’associer les concessionnaires automobiles et les auto-écoles dans le cadre de leur délivrance.

Tout cela bien entendu sous couvert de lutter contre la fraude, il fallait bien trouver un habillage !

Beaucoup de maires refusent cette réforme. Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller départemental du Havre en est. Il a exprimé ses arguments dans le courrier qu’il vient d’adresser à l’association départementale des maires.

Pour télécharger le courrier : let-adm-reforme-des-tes