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En débat lors du Conseil départemental du 4 octobre, le projet de modification de l’organisation des services sociaux départementaux pour lequel la plupart des syndicats alerte depuis de début de l’été.

Le groupe communiste et républicain, Front de Gauche, avait relayé dès le 1er juillet leurs attentes et leur questionnement, en demandant notamment un débat en Conseil départemental. Ces syndicats s’étant vus interdire de distribuer un tract sur ce projet aux élus à leur entrée dans l’hémicycle, c’est Jean-Paul Lecoq qui s’en est chargé depuis l’intérieur des murs…

Dans son intervention en séance, Hubert Wulfranc a d’abord tenu à rappeler que les « seinomarins voient leur condition d’existence se compliquer, les difficultés auxquels ils sont confrontés s’accroître en raison d’un contexte économique en constante dégradation depuis 2008. Mais aussi en raison des politiques libérales qui creusent les inégalités et fragilisent tous ceux qui n’ont pas la chance de disposer de revenus confortables ou d’un patrimoine conséquent. Je commence volontairement mon propos par ce rappel car une organisation administrative, c’est de cela dont il s’agit, n’est qu’un moyen pour servir une politique et une politique ne peut s’abstenir du contexte ».

Or le président du groupe ne voit pas « parmi les objectifs de cette réorganisation, la prise en compte d’un accroissement des besoins et donc des moyens à mettre en œuvre pour y répondre », en déduisant que « cette réorganisation se met en œuvre dans un contexte constant en matière de sollicitation et d’attente de la part des usagers. Il s’agit là pour nous d’un écueil rédhibitoire empêchant de déboucher sur une plus grande efficacité de notre action sociale ».

Admettant au passage qu’il y ait « sans doute nécessité de rééquilibrer, par exemple, le taux d’encadrement des travailleurs sociaux », il a expliqué que la logique « devrait donc conduire à augmenter et non à diminuer le nombre d’unités de coordination, de direction ». Hubert Wulfranc a ainsi dénoncé une logique contradictoire : « avec vous, c’est toujours la même histoire, on prend les mots à contresens, à contre-pied… On éloigne pour rapprocher, on fusionne pour plus de proximité, on agglomère pour préserver les identités et les spécificités… ».

Pour ces motifs le groupe a fait part de son avis très réservé sur cette démarche et a demandé à ce que les représentants du personnel soient reçus par le Président qui jusqu’à présent s’y refuse.

Par contre, au cours du débat, le groupe s’est fait confirmer publiquement la garantie qu’il avait obtenu par écrit suite à ses démarche du 1er juillet : « Pour l’heure, nous notons comme un engagement ferme votre garantie de maintenir les CMS actuels dans leur configuration et leur localisation. La mobilisation engagée depuis la fin juin n’y est peut-être pas étrangère… Mais cela ne saurait être suffisant. Préserver les murs, les portes d’entrée, c’est déjà ça, il vous vaudra en préciser les contenus, donc les moyens… Ce que nous défendons c’est que toute réforme doit être guidée par le progrès, pas par la régression ou la simple gymnastique comptable ».

Agnès Firmin-Le Bodo, vice-présidente en charge de l’action sociale a confirmé le maintien des CMS refusant cependant de mettre cette décision sur le compte de la mobilisation. Elle a par ailleurs annoncé une présentation complète de cette réorganisation et un débat lors d’un prochain Conseil départemental.

Télécharger l’intervention complète de Hubert Wulfranc : 0-00-interv-hw-reorga-action-sociale