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Pour faire suite aux votes de la grève dans les raffineries TOTAL et en réaction aux propos tenus par les dirigeants de ce groupe face au mouvement social, Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher – site de la raffinerie de Normandie – et Conseiller Départemental de la Seine-Maritime, a souhaité réagir à travers le communiqué ci-dessous et ci-joint :

Face à la grève,

le chantage à la Nation des dirigeants multimillionnaires du groupe TOTAL est

 TOTAL’MENT… IRRESPONSABLE !!

Le Gouvernement s’enlise dans son propre entêtement à vouloir imposer par la force un projet de loi nocif au monde du travail, très largement rejeté tant par l’immense majorité des salariés que par l’opinion publique.

Sa stratégie visant à diviser les Français pour se refaire une santé conduit le pays au mieux dans une impasse, au pire dans le mur.

Ne lui en déplaise, le droit de grève est aussi constitutionnel que son 49.3, mais à la différence qu’une grève est votée démocratiquement par la majorité des salariés d’une même entreprise.

Le Ministre Macron prétend vouloir contourner les syndicats en permettant aux salariés de s’exprimer directement dans leur entreprise, il est servi : les salariés de chaque site TOTAL sont en phase avec leur organisation syndicale majoritaire… Ils ont voté la grève !

Dans ces conditions, chercher à nuire au droit de grève ou le condamner comme ne cessent de le chanter les locataires précaires du pouvoir, comme d’ailleurs ceux qui s’y verraient bien demain et leurs commanditaires du Médef, est totalement anti-démocratique. Cela en dit long au passage sur leur conception de la Nation et de la démocratie !

La démocratie c’est souvent d’ailleurs ceux qui en parlent le plus qui la respectent le moins…

C’est dans ce contexte d’un gouvernement incendiaire et d’une Droite pyromane que les dirigeants du groupe TOTAL, en réaction à la grève, y vont de leur chantage en menaçant de s’en prendre aux investissements programmés dans les raffineries françaises.

Ce groupe, je le connais bien. Il doit tout au pays et à ses travailleurs. Il doit tout à l’Etat. Les menaces antinationales de ses dirigeants ne vont que révéler la vraie couleur de leur drapeau : celui de l’argent sans foi ni loi. Déjà, par ses délocalisations, ses recours massifs à l’intérim pour progressivement diminuer son apport à l’emploi dans notre pays, comme par ses stratégies de productivité, le groupe s’illustre depuis des années par un retrait larvé de son implantation en France. Les déclarations du jour sont également à lire sous cet éclairage.

Et, dans l’hypothèse où le groupe viendrait à mettre ses pitoyables menaces à exécution, l’Etat devra le nationaliser. Il pourra ainsi se rembourser les millions d’argent public versés au groupe à travers notamment le CICE, sans aucun effet sur l’emploi. Il pourra aussi aisément contribuer à la réduction des déficits publics en utilisant pour l’intérêt général et l’intérêt national, les bénéfices considérables qui servent aujourd’hui à gaver les actionnaires du groupe.

Dans l’attente, je réaffirme mon soutien aux salariés grévistes du groupe TOTAL qui ne se battent pas simplement pour eux mais pour l’emploi dans notre pays. Leurs organisations syndicales sont bien plus légitimes que ceux qui commandent les charges de CRS contre les salariés en lutte !!

Télécharger le communiqué : Communiqué Total