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Le projet de budget étudié par le Conseil départemental du 2 février, objet de longues présentations liminaires de la part de chaque vice-président souhaitant successivement justifier les choix et arbitrages opérés, a fait dire à Hubert Wulfranc : « vous avez engagé le Département dans une politique de surenchère en faveur du désendettement. C’est votre marque de fabrique, il ne s’agit pas d’une erreur, mais d’une faute. Assainissement des comptes publics selon vous, casse du secteur public selon nous. Car cette logique libérale appliquée à l’échelle territoriale conduit tout simplement à une réduction du niveau d’intervention publique du Département au détriment des seinomarins, des communes et de l’activité économique ».

Et de mettre en garde contre les effets de cette position doctrinaire : « non seulement vous vous privez ainsi de marges de manœuvre, mais pire encore, vous êtes obligés de supprimer des dispositifs et réduire des financements. Résultat : budget centriste, budget triste ! Votre budget permet en effet, comme l’a souligné votre vice-président en charge des infrastructures, « aux routiers de rouler » et j’ajouterais : aux libéraux de se libérer. Bien entendu vous assurez également les dépenses sociales obligatoires, c’est la loi. Mais un point c’est tout ».

Revenant sur le tournant de l’austérité qui s’amplifie aujourd’hui, il a tenu à rappeler : « ce n’est certes pas nouveau, depuis 2011 et le changement du rapport de force au sein de la précédente majorité à l’époque, ce tournant de l’austérité a été amorcé ici par vos prédécesseurs. Cela nous a valu quelques débats âpres dans les rangs de l’ancienne majorité et nous étions là pour peser comme nous l’avons fait dans plusieurs domaines : le maintien du CRED, l’aide à domicile, la prévention spécialisée… Aujourd’hui, vous prenez la main, sans contre-pouvoir, la droite étant unie et rassemblée pour amplifier cette austérité. Ca va faire mal ! ».

Ce premier budget de la nouvelle majorité porte ainsi des « premiers signes de retraits, dans le domaine de l’enfance et de la jeunesse, dans le domaine de l’équité des subventions aux communes. Signes de retrait également dans les politiques de soutien aux centres de loisirs, au BAFA, suppression des bourses scolaires, baisse de l’enveloppe départementale consacrée aux équipements communaux, notamment scolaires, aux aires d’accueil des gens du voyage, diminution de la dotation au service d’incendie et de secours, réduction du nombre de bénéficiaires du Pass’Culture… ».

Bref, pour le groupe communiste, Front de Gauche : « ce budget 2016 manque sérieusement de souffle pour la Seine-Maritime. Nous voterons donc contre parce qu’il n’est pas à la hauteur des besoins et de l’ambition que nous devons porter ».