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Volet du plan départemental de soutien à l’élevage, ce nouveau dispositif soumis au Conseil Départemental vise à subventionner les exploitants pour leurs petits investissements matériels. Jean-Paul Lecoq en a profité pour rappeler que si ces aides publiques sont importantes, encore faudrait-il qu’elles soient conditionnées aux ressources réelles des exploitants et surtout qu’elles ne représentent pas la seule implication de la collectivité en faveur de l’agriculture : « Les graves difficultés rencontrées par le monde agricole, réclament un réel investissement des pouvoirs publics, un réel engagement – et pas seulement à travers des fonds versés et des aides de solidarité attribuées ! -, pour sauver notre agriculture et la grande majorité des exploitants agricoles de la menace de mort que fait peser sur eux le libéralisme. Car si cet argent public, nos politiques publiques visent uniquement à faire jouer la solidarité ou à aider les exploitants à « gagner en compétitivité », nous ne faisons que gagner du temps sans pour autant agir sur les causes réelles qui provoquent les difficultés rencontrées ».

Et de réaffirmer le projet porté par les élus communistes et le Front de Gauche : « Nous continuons d’affirmer que la puissance publique doit aussi être mobilisée pour changer de cap et mettre l’agriculture à l’abri des dérives libérales : en encourageant par exemple un retour à des pratiques agronomiques adaptées, en luttant contre la spéculation sur les denrées agricoles, ou encore en agissant pour contrer la constitution de mégas exploitations afin de préserver une agriculture de proximité ».

Le groupe n’a toutefois pas été entendu concernant sa demande de conditionner ces aides aux ressources des exploitants, mais Jean-Paul Lecoq a pris date : « Dans leur grande majorité, les éleveurs ont besoin d’être aidés financièrement c’est incontestable, mais il conviendrait de ne pas oublier qu’une petite partie d’entre eux ne manque de rien. Pourtant, elle ne manquera pas, on le sait bien, de solliciter et donc en l’absence de critère social, d’obtenir des aides publiques alors que ces exploitations se portent très bien ».

Télécharger l’intervention complète de Jean-Paul Lecoq : Intervention Aides agricoles