12108779_145233305829358_5531289068815938819_n

Invité aux côtés de Sylvie Barbier par le réseau Eco’Choix, le vendredi 9 octobre, à l’occasion d’une conférence sur les dangers démocratiques des traités internationaux, Jean-Paul Lecoq est longuement revenu sur l’histoire et les logiques du libéralisme. Il a achevé son intervention en appelant à la contre-offensive citoyenne…

« Le libéralisme ne s’assume pas, il ne peut pas s’assumer sans apparaitre sous son vrai visage et être ainsi démasqué pour ce qu’il est : une machine inégalitaire qui oppose les gens, les peuples, les individualisant pour leur couper leur capacité de rébellion, de réaction. Une machine au service de privilégiés, des castes dominantes qui ne sont jamais rassasiées.

Mais le libéralisme porte en lui les germes de sa propre destruction : ses contradictions…

La recherche du profit, la liberté totale de s’enrichir sans limite induit fatalement la concentration et la concentration porte en elle l’impossibilité de maintenir un marché libre et non faussé.

L’activité économique étant en évolution perpétuelle, de nouvelles pratiques, de nouveaux marchés s’ouvrent et se ferment. Aujourd’hui « l’uberisation », « l’I Commerce », les nouvelles technologies apportent au libéralisme un nouveau terrain d’enjeux. Un terrain d’autant plus propice qu’il repose sur l’initiative individuelle. Ces start-up symbolisent le libéralisme triomphant mais leur croissance exponentielle les conduits à devenir rapidement des monstres qui prennent des positions plus que dominantes puisqu’elles frisent le monopole.

Partant du principe que le libéralisme est contraire à l’intérêt de l’homme et des sociétés humaines, partant du principe qu’il est anti-démocratique en cela qu’il détourne et se joue de la démocratie pour servir ses intérêts, la contre attaque doit s’organiser au niveau de la société, au niveau collectif.

Tout d’abord par la prise de conscience du peuple des dangers et des réalités du libéralisme, de ses conséquences présentes et à venir sur la situation de la grande partie de la population. Une prise de conscience qui passe par démasquer les acteurs réels, les promoteurs et les serviteurs de ce libéralisme.

Ensuite par l’action collective, l’action citoyenne, le réveil de la solidarité et de la fraternité pour combattre les inégalités et tendre vers l’égalité.

Ils ont aujourd’hui le pouvoir, nous avons le nombre. Cette formule bien connue résume bien à mon sens la position des forces en présence. La démocratie demeure notre plus belle arme, utilisons là.

Dans les différents contacts que nous avons chaque jour, dans le cercle privé, au travail, à travers les initiatives que nous organisons ou encore sur les réseaux sociaux, c’est là que se joue la bataille de l’opinion, nous devons être présents et parler. Parler pour informer, parler pour dénoncer, parler pour sensibiliser, parler pour convaincre et parler pour agir.

Cette présence active, cet activisme, cette proximité comme cette constance demeurent nos principaux atouts.

L’étude de l’histoire universelle le démontre, rien n’est inéluctable, rien n’est écrit. De la lutte nait l’espoir et l’espoir déplace les montagnes ! »

L’intégralité de l’intervention de Jean-Paul Lecoq… Intervention JPL conf St Romain