SEBASTIEN JUMEL

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE SÉBASTIEN JUMEL
MAIRE DE DIEPPE ET VICE-PRÉSIDENT DU DÉPARTEMENT

Moins de moyens pour les collèges : une décision inacceptable
Avec une diminution totale de la dotation horaire globale (DHG) de 972 h à l’échelle de la Seine-Maritime, soit une baisse de 1,5 % par rapport à 2014, les services de l’Éducation nationale se placent dans une posture d’acceptation de l’austérité et de gestion comptable déshumanisée des moyens dont dispose l’Éducation nationale.

L’Éducation doit être le fer de lance du combat contre le renoncement et l’échec scolaire. La refonte de la carte de l’Éducation prioritaire aurait dû aller dans ce sens. Mais il n’en a rien été puisqu’elle a été faite en dehors de toute cohérence, mis à part la logique austéritaire qui guide toutes les actions du gouvernement.

Ainsi, malgré une forte mobilisation des parents et de la communauté éducative pour sauver les réseaux d’éducation prioritaire, les conditions de travail vont se dégrader dans les établissements qui ont été exclus de la nouvelle carte comme c’est le cas au collège Renoir à Grand Couronne, Pablo Picasso à Harfleur, ou au collège Georges-Braque à Dieppe.

Ces conditions ne vont d’ailleurs pas s’améliorer lorsque l’on prend connaissance du nombre de recrutements par rapport aux besoins réels : la nouvelle carte de l’Éducation prioritaire, les nouvelles décharges de direction et l’augmentation démographique nécessiteraient au moins 35 postes lorsque 22 seulement sont créés.

Ces manques de recrutement et la diminution de la DHG sur tout le territoire seinomarin maintiennent des classes surchargées et menacent à terme tous les dispositifs qui ont pourtant largement fait leurs preuves : les RASED, les SEGPA, le dispositif plus de maîtres que d’élèves par classe, la scolarisation des moins de trois ans, le soutien scolaire, ou encore la possibilité de travail en demi-classe.

Cette politique où l’effort en faveur de l’éducation prioritaire se fait à moyens constants manque cruellement d’ambition pour les élèves.

Je demeure convaincu que l’École doit préserver et renforcer son rôle d’ascenseur social et nous devons, avec l’ensemble de la communauté éducative, rester mobilisés pour contraindre la ministre de l’Éducation nationale à revenir sur ses mauvaises décisions.