C’est en tant que Vice-Président en charge de l’éducation que je souhaite m’exprimer, car on peut difficilement appréhender les problématiques d’emplois sans évoquer la saignée sans précédent dont font l’objet les filières de formations professionnelles des lycées techniques et technologiques.

Quand on parle d’emploi, il faut évidemment appréhender les problématiques de formation des jeunes qui leur permettent d’accéder à ces emplois. Or, la rentrée se prépare avec 19 fermetures ou amputations de sections du CAP au BTS dans l’ensemble des lycées qui maillent notre région. 2 ouvertures, l’arbuste qui ne doit pas cacher la déforestation.

Quant aux filières d’avenir évoquées pour l’instant, c’est du vent, et je dois dire que l’inquiétude que nous avons avec la communauté éducative c’est que ces saignées accompagnent l’acceptation de mutations industrielles pour les rendre irréversibles. Lorsqu’on renonce à former des soudeurs, à former des lycéens pour intervenir dans le domaine de la mécanique ou de l’automobile, on inscrit dans le marbre le mouvement de casse industrielle que nous subissons depuis de trop longues années.

Je voulais évidemment insister la dessus parce que nos lycées sont fortement frappés par cela.

Un dernier mot sur le cœur de l’intervention de Dominique Randon sur les emplois d’avenir. On voit bien qu’au regard des objectifs gouvernementaux, on est en panne sur les objectifs de recrutement, pas faute de volonté – je crois que nous sommes nombreux à penser que ce dispositif peut amener aux jeunes une réponse, pas une panacée, mais une réponse.

Mais Jean-Louis Jegaden a raison de dire que l’asphyxie généralisée des collectivités locales, que l’absence de pacte de solidarité de croissance avec les communes, puis l’asphyxie des associations par la même occasion, les privent de leurs capacités à s’inscrire dans ces dispositifs d’aide à l’emploi. Et c’est l’une des raisons pour lesquelles il est malheureusement en panne pour les jeunes de notre région.