Pour l’emploi, un changement de cap

 

 

Le président de la République annonçait lors de ses vœux aux Français : « le cap est fixé, tout pour l’emploi ». Dans le même temps pourtant, le gouvernement réaffirmait son choix de tout mettre en œuvre pour réduire la dette publique, répondant ainsi aux attentes des sphères de la finance.

 C’est une contradiction majeure. La cure de rigueur du gouvernement ne peut conduire qu’à la récession. En effet, investissements publics, développement des services publics et vitalité économique vont de pair. C’est flagrant dans un Département fortement industrialisé comme le nôtre.

Pour favoriser l’emploi et la relance économique et sociale, il y a donc urgence à changer de cap, urgence à renoncer à l’austérité budgétaire.

Les luttes sociales, celles des salariés pour préserver les emplois, pour promouvoir d’autres choix de gestion dans leurs entreprises, indiquent la voie à suivre. L’écoute et le soutien des pouvoirs publics à ces luttes jouent un rôle majeur comme l’indique l’expérience récente de M’Real.

L’effort de relance et d’industrialisation doit être sans faille. Il doit s’appuyer sur de nouvelles lois, comme celle interdisant les licenciements boursiers, prête à être votée, qui n’attend plus que son inscription à l’ordre du jour des travaux parlementaires.

Face au pouvoir démesuré des actionnaires, il s’agit, en 2013, d’imposer un nouveau rapport de force, qui privilégie d’abord la raison économique et sociale, c’est-à-dire l’humain.