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Tribune de décembre 2012 : Pont Mathilde : une situation qui appelle des mesures fortes

A la suite du grave accident survenu fin octobre, le pont Mathilde reliant les 2 rives de Rouen et emprunté par 80 000 véhicules par jour est coupé, entrainant pour plusieurs mois de grandes difficultés de circulation.

 Dans cette situation exceptionnelle, les élus communistes et républicains demandent que les moyens nécessaires soient mis à disposition le plus rapidement possible pour faciliter la vie et les déplacements des salariés, des habitants, des usagers, et que des décisions fortes sur les transports en commun soient prises. Ainsi, la gratuité, l’augmentation du nombre et de la fréquence de ces moyens de transports pourraient être mises en œuvre.

Au delà de ces mesures d’urgence, il est grand temps de réaliser le contournement EST de Rouen, dont on parle depuis plus de 30 ans. Il permettrait de limiter fortement le nombre de poids lourds traversant le centre ville de Rouen.

La remise en service rapide du pont Mathilde va nécessiter de gros moyens. Il est important que l’Etat s’engage dans son financement qui ne pourra être supporté uniquement par le Département et les impôts des seino-marins.

A moyen terme, la réduction du nombre de camions sur nos routes passe par un développement important du transport de marchandises par la voie fluviale et par le rail, avec un impact positif sur la santé, la sécurité, et plus largement sur l’environnement.

Tribune de novembre 2012 : Des moyens pour répondre aux besoins.

Des moyens pour répondre aux besoins.

 

Avec plus de 3 millions de chômeurs officiellement recensés en France métropolitaine la situation de l’emploi n’a jamais été aussi mauvaise depuis 20 ans.

Comment en serait-il autrement avec la multiplication des plans de licenciements dans des entreprises qui pourtant enregistrent des bénéfices ?

En Seine-Maritime plusieurs centaines de salariés supplémentaires et leurs familles, victimes de la crise, sont ainsi menacés par la précarité.

 Voici la conséquence de politiques exclusivement tournées vers le profit et les exigences de la finance, aggravées par l’austérité, au détriment du développement économique, des salaires, de l’emploi et des conditions de travail. A l’inverse, pour protéger l’emploi et empêcher la casse industrielle, nous proposons notamment d’interdire par la loi les licenciements boursiers.

 Dans ce contexte économique et social très dégradé, les collectivités locales doivent répondre présent et être à la hauteur des besoins qui s’expriment.

 Ainsi, le Département, rempart contre la précarité, doit renforcer et développer ses services aux habitants.

 Les collectivités locales ont donc besoin de moyens supplémentaires plutôt que de restrictions budgétaires.  La mise à contribution des revenus du capital et de la finance permettraient de dégager ces moyens. Pour notre Département, cela passe aussi par le remboursement des 700 millions d’euros – l’équivalent de son budget des solidarités – toujours dus par l’Etat.