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L’Etat se désengage de la filière éolienne en mer contre un chèque de 60 millions d’€… Et les emplois promis au Havre dans tout cela ?

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Suite à l’annonce ce jour par AREVA (dont l’Etat est actionnaire à près de 90 %) de la vente des parts de la France dans l’éolien en mer à l’espagnol GAMESA et à l’allemand SIEMENS, Jean-Paul LECOQ, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller départemental du Havre, Nathalie NAIL, Conseillère municipale et communautaire du Havre et Jean-Louis JEGADEN, Président du groupe Le Havre à coeur au Conseil municipal du Havre ont souhaité réagir à travers le communiqué ci-après.

« Avec la cession annoncée ce jour à l’Espagnol GAMESA largement dominé par l’allemand SIEMENS (poids lourd de l’éolien) de ses parts dans l’opérateur ADWEN qu’il avait créé de toute pièce pour porter une nouvelle filière industrielle créatrice d’emplois dans le domaine de l’éolien en mer, AREVA, donc l’Etat, déserte une nouvelle fois le champ industriel national.

ALSTOM qui détient l’autre partie des marchés des parcs éoliens en mer étant passé dans les mains de l’américain GENERAL ELECTIC, tous les champs éoliens aux larges des côtes françaises sont donc désormais sous le contrôle de multinationales extérieures.

Ce nouveau renoncement de l’Etat dans le domaine industriel et énergétique est plus qu’inquiétant considérant l’ensemble des enjeux induits par cette nouvelle filière : pour l’environnement, pour l’approvisionnement énergétique national donc pour la future facture des usagers, pour l’emploi qui n’est à ce jour absolument pas garanti.

La construction des nouveaux parcs éoliens est pourtant assortie d’une promesse de l’Etat de créer 2.700 emplois et deux usines au Havre. C’est notamment ce qui a motivé l’implication des élus normands en faveur de ce projet majeur, mais aussi l’apport d’argent public.

La partie de Monopoly qui a suivi vient de rapporter à AREVA un chèque de cession à hauteur de 60 millions d’euros, mais aucune annonce claire concernant le respect des engagements pris sur la filière industrielle, la construction des usines au Havre, la création des emplois ou les formations.

Certains veulent croire aux promesses rassurantes du ministre d’un gouvernement qui désormais se lave les mains de l’avenir de cette filière industrielle, nous préférons pour notre part nous en tenir à la réalité des actes.

De la capacité industrielle actuelle de SIEMENS développée notamment à partir de ses usines en Angleterre et en Allemagne, aux menaces de Bruxelles qui pourrait voir dans cette opération un risque de position trop dominante de la multinationale allemande sur ce marché, les incertitudes restent de mise. Donc la mobilisation aussi !

Suite aux nombreux appels que nous avons lancé et encore dernièrement au début de l’été, la communauté havraise semble désormais unie et en marche pour obtenir le respect des engagements, donc des emplois promis. Le courrier que nous avons reçu de la Direction du Grand Port Maritime du Havre suite à notre interpellation va également dans ce sens.

Il ne s’agirait donc pas que sur les simples mots d’un ministre qui, de fait, n’est plus impliqué dans ce dossier, cette mobilisation se disperse ou s’atténue avant d’obtenir l’embauche effective des premiers salariés normands des usines havraises dédiées à l’éolien en mer.

Nous continuerons pour notre part à multiplier les démarches et actions pour que les paroles débouchent bel et bien, cette fois, sur du travail, à défaut de quoi les futurs parcs éoliens ne devront pas se réaliser. Nous y veillerons dans les deux cas.

Télécharger le communiqué de Jean-Paul LECOQ et Nathalie NAIL : communique-eolien-en-mer

Télécharger le communiqué d’AREVA : 2016-09-15-communique-areva

Télécharger le courrier reçu du Grand Port Maritime du Havre en début de mois : let-du-gpmh

 

 

La fin du TAFTA : enfin ! La mobilisation citoyenne a fait reculer le gouvernement

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Jean-Paul Lecoq, Conseiller départemental et Maire de Gonfreville l’Orcher, a souhaité réagir à la demande par la France de l’arrêt des négociations du traité transatlantique de libre échange TAFTA/TTIP contre lequel il a multiplié les interventions.

« La mobilisation citoyenne en France et en Europe a donc enfin payé : la France demande l’arrêt des négociations du traité transatlantique de libre échange (TAFTA/TTIP) qui visait, dans le dos des peuples, à créer un marché unique libéral totalement dérèglementé entre les Etats-Unis et l’Europe.

Il portait en lui la fin des services publics et de toute forme de protection en particulier dans le domaine alimentaire et environnemental.

Depuis plusieurs années de nombreuses organisations, syndicats, partis politiques progressistes et notamment le Parti Communiste Français, associations, relayées par des campagnes de mobilisation et des pétitions ayant recueilli des millions de signataires s’opposent à ce traité négocié dans le plus grand secret. J’ai multiplié les interventions dans ce sens, comme élu et comme militant, notamment depuis l’Assemblée Nationale.

La Ville de Gonfreville l’Orcher comme celle d’Harfleur avaient pris des positions fortes dans ce sens.

Le 3 novembre 2014, le Conseil municipal de Gonfreville l’Orcher a voté une délibération contre le Tafta déclarant la commune « hors zone » de ce traité, ce qui lui avait valu des déboires avec les autorités mettant en cause alors la légitimité à agir des élus locaux dans ce domaine.

Deux ans plus tard, le gouvernement exécute un énième changement de cap politicien pour préparer les élections à venir qui – une fois n’est pas coutume – va dans le bon sens.

Il légitime ainsi les actions et positions des élus Gonfrevillais qui, avec beaucoup d’autres, s’étaient mobilisés contre ce traité malsain. Mieux vaut tard que jamais !

Démonstration est une nouvelle fois faite que quand le peuple et ses représentants se mobilisent, rien ne peut lui résister ! ».

Télécharger le communiqué de Jean-Paul Lecoq : Communiqué Tafta Ville

Télécharger la délibération anti Tafta du Conseil municipal de Gonfreville l’Orcher : del-2014-11-16_-_la_ville_de_go_se_declare_hors_zone_de_traite_de_libre_echange_transatlantique

Casse industrielle chez Lafarge, l’Etat doit rendre des comptes !

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Les services de l’Etat en Seine-Maritime viennent de valider intégralement le projet de restructuration du groupe Lafarge/Holcim comprenant le licenciement collectif « pour motif économique » de 111 salariés de la cimenterie de Saint-Vigor-d’Ymonville, la fin de la production normande de ciment, le redimensionnement de l’usine en simple station de broyage de clinker importé et l’arrêt de l’exploitation de la carrière.

Jean-Paul Lecoq, Conseiller département et Maire de Gonfreville l’Orcher a réagi à cette décision cynique et mortifère pour l’emploi et le dynamisme économique de la Vallée de Seine. Il demande des comptes au gouvernement et appelle l’ensemble des élus à en faire autant, tout en réaffirmant son soutien aux salariés en lutte, cette décision cachant bien des zones d’ombre.

 » (…) 111 travailleurs normands seront ainsi licenciés au motif des difficultés économiques de leur employeur ?… Les mots ont-ils perdu à ce point leur sens ?

Leur employeur, c’est le groupe Lafarge/Holcim : 460 millions d’euros de bénéfice net (après impôts, dépréciations et amortissements) au 2e trimestre, 6 % d’augmentation de ses marges opérationnelles dans un contexte où le prix du ciment a augmenté de 2,2 % et de prévision de croissance du marché de 1 à 3 % cette année. Le titre en bourse du groupe, leader mondial dans le ciment, a progressé de 5,9 % à l’annonce de ces résultats.

Quand l’injustice sociale rencontre à ce point le renoncement politique, l’heure n’est pas aux lamentations mais à l’action.

Agir pour obtenir cette table ronde et mettre l’Etat devant ses responsabilités, celles qu’il reçoit des citoyens et non des actionnaires cupides des grands groupes avides d’une rentabilité toujours plus forte.

L’Etat doit rendre des comptes suite à sa décision (…)

Ces questions doivent obtenir des réponses claires. J’invite l’ensemble des élus locaux à faire pression sur l’Etat avec moi pour les obtenir.

Les représentants du personnel poursuivent leurs mobilisations afin de mettre en échec un plan mortifère pour l’emploi et le dynamisme économique de la vallée de la Seine.

Il est de la responsabilité des élus, de tous les élus, d’en faire autant ».

 

Télécharger le communiqué de Jean-Paul Lecoq : Communiqué licenciement économique

Nathalie Nail et Jean-Paul Lecoq reçus à Bercy ont porté la « voie » du Havre

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Reçus par le cabinet du Ministre de l’économie à Bercy, le 18 juillet, sur l’avenir de la filière industrielle de l’éolien en mer et de ses usines attendues au Havre, Nathalie Nail et Jean-Paul Lecoq ont obtenu des clarifications sur la position du gouvernement dans ce projet majeur pour l’emploi, un projet désormais enjeu d’une vaste partie de Monopoly à rebondissements.

Ils en ont profité également pour porter d’autres sujets de préoccupation du territoire et notamment :

  • La nécessité de maintenir le site de production de la cimenterie de Saint-Vigor-d’Ymonville
  • L’avenir de la centrale thermique du Havre
  • Le confortement de l’axe Seine et de ses ports
  • La consolidation de nos raffineries

A l’issue de cette rencontre, ils ont décidé de tout mettre sur la table à travers un compte rendu public.

Pour télécharger les documents :

Le compte rendu de la rencontre : Compte rendu public

Le courrier adressé au Grand Port Maritime du Havre : Let NN JPL GPMH

Les courriers d’appel à la mobilisation : Courriers de mobilisation

Le courrier à l’origine de la rencontre à Bercy : Let commune 1er Ministre éolien offshore

 

L’appel de Nathalie Nail et de Jean-Paul Lecoq : la centrale thermique du Havre doit vivre et ses emplois sauvegardés !

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Communiqué de Nathalie Nail et de Jean-Paul Lecoq

« Avec le projet de fermeture pure et simple de la centrale thermique du Havre annoncé par la ministre de l’Ecologie alors que cette unité majeure de production était visée par une reconversion progressive sur vingt ans, s’allonge la douloureuse liste des reniements gouvernementaux. La libéralisation de l’énergie se poursuit et Le Havre est de nouveau percuté de plein fouet.

Que ce gouvernement ne tienne pas sa parole n’a rien hélas d’exceptionnel mais qu’il navigue à vue en matière d’aménagement du territoire comme dans le domaine de la politique portuaire et énergétique est accablant.

Cet amateurisme visant à privilégier les effets d’annonce sans se préoccuper de définir et de porter de véritables stratégies publiques industrielles, énergétiques, portuaires impacte gravement l’activité économique et l’emploi. C’est inacceptable, nous devons tous nous y opposer avec la plus grande détermination.

Ainsi, au lieu d’appliquer aveuglement les contraintes de la COP 21 et de fermer les yeux au passage sur les dérives constatées encore récemment avec le groupe Lafarge/Holcim et d’autres industriels qui marchandent les droits à polluer, ce gouvernement serait mieux inspiré d’ouvrir les voies du dialogue et de la construction collective pour aboutir à des projets alternatifs capables d’assurer un approvisionnement énergétique indépendant, à des coûts compatibles avec le pouvoir d’achat des usagers et dans le respect de l’environnement.

La centrale thermique du Havre doit vivre, tous ses emplois doivent être sauvegardés tout comme ses retombées sur l’activité économique et portuaire régionale, un projet alternatif au charbon doit être travaillé dans des délais raisonnables en lien avec les salariés de la centrale et en s’appuyant sur leur savoir-faire. Ce projet alternatif est indispensable, il est possible si tous le monde se mobilise.

C’est ce que nous irons dire au Ministre de l’économie le 18 juillet prochain. Nous sommes reçus initialement sur le dossier des usines AREVA de l’éolien offshore, nous emportons déjà avec nous le projet de nationalisation de la cimenterie Lafarge, le sort du terminal multimodal du Havre ainsi que le dossier de l’Axe Seine. Nous y ajouterons le dossier de la centrale thermique. Cela commence à faire beaucoup pour une région havraise capitale de l’économie normande.

Nous demandons à l’Etat d’organiser à la rentrée une réunion de travail avec tous les acteurs concernés par l’avenir de notre centrale thermique ».

Télécharger le communiqué : COMMUNIQUE CENTRALE THERMIQUE

Soutien aux Sidel : pour Jean-Paul Lecoq, 27 licenciements, c’est 27 de trop !

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Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher, Conseiller départemental et Vice-Président de la CODAH a souhaité réagir par communiqué aux licenciements qui interviennent dès ce mois de juillet au sein de l’entreprise SIDEL d’Octeville-sur-Mer dans le cadre du plan de restructuration décrété par le groupe Tétra-Laval.

« Après plusieurs mois d’âpres négociations et une lutte sociale exemplaire des salariés soutenus par la population, le plan de restructuration décrété par le groupe Tétra-Laval pour satisfaire l’appétit vorace de ses actionnaires, se solde au sein de l’entreprise Sidel d’Octeville-sur-Mer par 27 licenciements sur les 190 emplois initialement concernés.

Je tiens à saluer la détermination et le courage des salariés de Sidel et de leurs familles, de leurs organisations syndicales, pour avoir su faire reculer la direction du groupe. Ils ont su aller jusqu’au bout !

Cependant les 27 licenciements imposés par la direction sont 27 de trop, d’autant que les 14 départs annoncés dès le mois de juillet intègrent 4 licenciements forcés.

Je dénonce fermement cet acte mis en œuvre à la veille des congés scolaires d’été. Il s’agit d’un geste violent de la part de la direction qui est la marque d’un véritable mépris pour les salariés, ne me faisant par ailleurs aucune inquiétude quant à la qualité des vacances estivales que ne manqueront pas de prendre dirigeants et actionnaires d’un groupe qui se porte parfaitement bien !

Ce n’est pas la première provocation de cette direction. La gestion de ce plan a été plus que douteuse, s’accompagnant de pressions inacceptables sur le syndicat majoritaire CGT dont près de 80% de ses membres étaient visés par le premier plan de licenciement, et des reclassements internes loin d’avoir été tous menés avec la même attention…

Dernier fait en date, le refus du délai de six mois supplémentaire sollicité par les représentants du personnel pour laisser le temps aux salariés licenciés d’anticiper au mieux leur départ.

Le plan de licenciement porté par le groupe Tétra-Laval chez Sidel suit une logique actionnariale que nous ne cessons de dénoncer. Elle est le symbole d’un système économique à bout de souffle qui n’en finit pas de détruire de l’emploi pour remplir les comptes bancaires des plus riches, sous les yeux d’un gouvernement qui est passé maitre dans l’art du laissez-faire.

Face à ce constat, les syndicats de l’entreprise n’ont jamais lâché : ils restent combatifs et solidaires pour résister et défendre les intérêts des salariés ».

Télécharger le communiqué de Jean-Paul Lecoq : 06-07-08 – Communiqué SIDEL

La présence de proximité des services sociaux du Département menacée par l’austérité : le groupe communiste, Front de Gauche sonne l’alerte !!

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Alerté sur un projet de modification de l’organisation territoriale de l’action sociale en Seine-Maritime de grande envergure puisqu’il conduirait à la fermeture à court terme de 32 centres médicaux sociaux (CMS) et à la modification substantielle des UTAS en région rouennaise, le groupe communiste et républicain, Front de Gauche, au Département de Seine-Maritime a tenu à réagir auprès du président du Conseil départemental Pascal Martin sous la forme d’un courrier qu’il a rendu public.

Dans ce courrier signé de son président Hubert Wulfranc, le groupe rappelle son attachement à des unités territoriales situées au coeur des secteurs d’habitation, donc au plus près des habitants, avant de demander au président du Département de s’expliquer sur ce projet de réorganisation qui n’a fait l’objet d’aucun débat ou présentation préalable auprès de l’assemblée départementale. Il lui demande par ailleurs d’inscrire cette question à l’ordre du jour du prochain Conseil départemental et de suspendre ce projet d’ici là.

Télécharger le courrier d’Hubert Wulfranc : Courrier HW UTAS CMS

Cimenterie Lafarge : le Gouvernement aurait-il quelque chose à cacher ?

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Il aura fallu attendre près de 4 mois et de multiples interventions avec Jean-Paul Lecoq, de Thierry Foucaud, Vice-Président du Sénat, de Céline Brulin et Gilles Houdouin, Conseillers régionaux, de Gilbert Le Maître, Maire de Saint-Vigor-d’Ymonville ou encore des élus de la CODAH et de ceux de la communauté de communes de Caux Estuaire, pour obtenir de l’Etat la tenue d’une table ronde consacrée à la cimenterie Lafarge. Une usine menacée de fermeture par les logiques d’actionnaires du groupe Lafarge/Holcim qui ne se contente visiblement plus de ses 30 % de marge annuel.

Puis, quelques jours avant cette initiative publique forte fixée au 30 mai, l’Etat reportait unilatéralement la table ronde annoncée, au prétexte du mouvement social contre la loi travail. Quel rapport ? … Aucun…

Depuis, le gouvernement joue visiblement la montre en ne fixant aucune nouvelle date et ce malgré tous les emplois en péril et les enjeux industriels posés par cette décision aberrante du point de vue économique, sociétal et environnemental prise par le numéro un mondial du ciment.

Encore plus étonnant, la table ronde de l’Etat se fait attendre alors que les médias ont révélé récemment des éléments particulièrement choquants sur la stratégie conduite par ce groupe industriel. Il est question d’une marchandisation de droits à polluer d’une part et de liens avec l’organisation terroriste DAECH d’autre part.

Dans ces conditions, les élus et les salariés sont en droit de se poser des questions sur le rôle réel de l’Etat, via le gouvernement, dans cette affaire… Seule la table ronde demandée sera de nature à répondre à ces interrogations et de mesurer la réelle détermination de l’Etat pour sauver cette usine et ses emplois… encore faut-il qu’elle soit fixée…

C’est le sens du nouveau courrier adressé par Jean-Paul Lecoq à Monsieur le Sous-Préfet du Havre.

Télécharger le courrier de Jean-Paul Lecoq : Let JPL SOUS PREFET RELANCE TB

 

 

Conseil départemental du 20 juin : le groupe communiste du Front de Gauche à l’offensive !

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L’austérité aux couleurs du PS, qualifiée de « bruine libérale » par l’ancien président du Département Nicolas Rouly, serait-elle préférable à l’austérité décomplexée de la Droite et du Centre ? Une question en forme d’avertissement à laquelle les élus du groupe communiste et républicain du Front de Gauche ont refusé de répondre lors de la séance du Conseil départemental du 20 juin. En revanche, ils ont appelé à « la construction d’une alternative de salut public aux politiques libérales dévastatrice pour tous ceux, et ils sont les plus nombreux, qui n’émargent pas dans la caste des privilégiés ».

 Une séance marquée par deux débats à l’initiative des élus du groupe sur la situation sociale en « ce printemps prometteur pour tous ceux qui aspirent à un autre modèle de société », puis sur le projet routier inquiétant et « mal ficelé » de contournement Est de Rouen. Un échange ayant permis de constater la totale connivence des élus de Droite et du PS pour refuser d’appliquer tout principe de précaution envers les populations concernées et pour donner quitus au tracé soumis à péage arrêté par les services de l’Etat en dehors de toute considération d’intérêt général.

 La politique en faveur de l’éducation, la suppression des bourses départementales et l’aide à la restauration pour les collégiens, la Maison Départementale des Personnes Handicapées, la nouvelle politique touristique, la réforme du dispositif d’aide départementale aux communes, le sport, l’achèvement de la RN27 à Dieppe, l’axe Seine ou encore la bien curieuse gestion de la dette du Département, ont également donné lieux à des interventions et des oppositions de la part des élus communistes et républicains, Front de Gauche, au cours d’une séance bien trop marquée par des échanges stériles entre défenseurs du bilan de l’ancienne majorité et promoteurs du premier bilan de leurs successeurs. Pour mettre tout le monde d’accord, le groupe a estimé que les jours de leur même politique et conception de l’action publique « sont désormais comptés ».

Télécharger le compte rendu des interventions du groupe (10 pages) : En Direct 2016 06

Télécharger le compte rendu de synthèse (6 pages) : En Direct 2016 06 – synthèse

Gestion de la dette départementale : attention à ne pas jouer aux apprentis financiers !!

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La nouvelle politique de gestion de la dette du Département a été à l’origine, lors du Conseil départemental du 20 juin, d’une analyse très critique de la part d’Hubert Wulfranc sous forme d’une mise en garde très claire. Il s’est tout d’abord interrogé sur ce qui apparait comme un paradoxe : « Alors que les taux fixes sont historiquement faibles, vous choisissez ce moment pour miser sur les taux variables. C’est dangereux… ».

Puis il a dénoncé le financement désintermédié retenu dans ses orientations par la Droite départementale : « Le financement désintermédié  consiste, pour le Département, à aller chercher directement sur les marchés financiers les ressources nécessaires à la couverture de ses besoins d’investissement, sans recourir aux acteurs bancaires. Le rapport indique que cela serait rendu possible par l’attribution d’une note financière qui nécessiterait de mettre en place, en interne, une ingénierie ad hoc. Cette source potentielle de financements est mise en parallèle au recours possible à l’Agence France Locale créée par des collectivités locales fonctionnant également sur la base d’un système de notation financière ».

S’inquiétant que les élus de Droite n’aient pas bien tiré les leçons de la crise des subprimes qui a plongé le monde dans la récession, ainsi que le rôle particulièrement néfaste des agences de notation financière dans celle-ci, Hubert Wulfranc a proposé à la majorité « de ne pas jouer aux apprentis sorciers sur les marchés financiers pour chercher des financements », rappelant au passage que « le système de notation financière, intrinsèquement pourri, constitue par ailleurs un carcan idéologique… Des agences de notations financées, rappelons-le, par les émetteurs de titres et d’obligations. De ce seul fait, elles perdent toute légitimité ! ».

Le Vice-Président Lemmonier a répondu au groupe Communiste, le groupe socialiste étant curieusement resté silencieux, en assurant que la démarche de la majorité dans ce domaine se voulait avant tout pragmatique et sécurisée. Sa volonté étant « de réduire la dette et donc les intérêts versés aux banques et non de les enrichir ».