Archive dans 9 octobre 2025

En direct, avec les élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, du Conseil département du 9 octobre

Séance du Conseil départemental à Rouen, en ce jeudi 9 octobre, pour : 

  • Renforcer les moyens de la protection de l’enfance (+6,5 millions) qui connaît de graves manquements budgétaires depuis des années et qui repose beaucoup trop sur la seule bonne volonté, l’engagement fort et le système D des éducateurs, des autres professionnels du secteur et des familles d’accueil…
  • Attribuer des subventions d’urgence (2,5 Millions) aux EHPAD les plus en difficultés parmi tous les EHPAD publics sous tension financière… ;
  • Et à la MDPH (+1,7 Millions) pour en revenir enfin à des délais de réponse aux demandes sous les 2 mois…
  • Ou encore pour soutenir la SNSM dans ses investissements pour le sauvetage en mer (250.000 € du Département). Les bénévoles de la SNSM ont secouru 367 personnes en 113 interventions en Normandie l’année dernière….

Mais un Conseil départemental au cours duquel, avec les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, avec d’autres élus de gauche, ont bataillé contre la baisse de 2,5% de la dotation financière du Département pour le fonctionnement des 109 collèges de Seine-Maritime. Alors que le nombre d’élèves est stable (52.023) la droite a réalisé une économie de 400.000€ sur cette dotation. Ce n’est pas acceptable…

Et encore moins quand cette Droite augmente depuis des années le financement des collèges privés par de l’argent public, sans contrepartie en termes de mixité social ou de tarif, et presque sans contrôle. Les élus du groupe ont usé de leur droit de contrôle pour exiger un état complet et détaillé de tous ces soutiens financiers et des règles de contrôle.

Ils ont également demandé une étude sur le financement des projets pédagogiques définis dans les collèges publics par les équipes. Nous voulons nous assurer qu’aucun projet pédagogique validé dans un collège ne tombe à l’eau…

Une séance où les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine ont demandé le rétablissement intégral du Pass’Jeunes 76 dans sa configuration de l’année dernière. Ce dispositif qui permettait chaque année à 22.000 enfants de pratiquer une activité sportive ou culturelle ayant été divisé par deux par la Droite.

Ou encore l’annulation de la suppression de la subvention départementale annuelle versée à ATMO Normandie (ex. Air Normand) en charge des mesures de qualité de l’air.

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Sapeurs-pompiers du Havre Sud mobilisés : Alban Bruneau demande des réponses à leurs revendications

A l’occasion de l’examen d’une délibération modifiant le budget départemental en séance du 9 octobre, Alban Bruneau a demandé des comptes concernant la répartition des dotations financières du Département apportées au SDIS, le service départemental d’incendie et de secours. En cause, les insuffisances de moyens dénoncés par les pompiers du Centre d’Incendie et de Secours du Havre Sud.

« Monsieur le Président,

Je souhaite profiter de cette délibération budgétaire pour aborder notre contribution, ou plutôt nos contributions, elles sont plurielles, au Service Départemental d’Incendie et de Secours.

Pendant plusieurs années, nous avons dénoncé des moyens budgétaires insuffisants pour un SDIS de catégorie A, qui plus est confronté à une forte augmentation de ses interventions de secours à personne notamment, venant ainsi jouer aussi les pompiers face à l’affaissement des moyens d’autres services publics.

Des moyens insuffisants qui n’étaient pas le seul fait du Département il est vrai, mais tout de même, j’ai encore en tête le million de baisse de crédit en 2016 voté par la majorité de ce Conseil à l’époque.

Mais depuis, et nous avons eu l’occasion de souligner et de nous réjouir, nous avons voté une progression réelle de ses moyens. Ce fut encore le cas en début d’année lors de l’examen du budget avec une dotation de fonctionnement au SDIS en évolution de 7%, soit 3,3 Millions…

Et dans ces moyens, nous notons, c’est le cas pour mon canton, de gros investissements réalisés après 15 ans d’attente, avec la reconstruction du Centre d’Incendie et de Secours du Havre Sud.

Or, depuis plusieurs semaines, les pompiers professionnels de ce C.I.S. sont mobilisés face à une insuffisance de moyens, en effectif et en matériel, et des locaux qui ne sont déjà plus adaptés quelques mois après leur inauguration.

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Modification du budget départemental : Joachim Moyse dénonce un nouveau mauvais coup infligé par l’Etat aux communes

Le Conseil départemental du 9 octobre examinait la seconde décision modificative au budget départemental voté en mars. Pour le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, Joachim Moyse a dénoncé la suppression de la subvention du Département à ATMO Normandie, organisme en charge de mesurer la qualité de l’eau, et l’effondrement du fonds départemental de péréquation de la Taxe Professionnelle dont le produit revient aux communes.

« Monsieur le Président, Chers collègues

Cette seconde décision modificative du budget départemental, adoptée après le vote du budget en mars, ne soulève de notre part aucune observation majeure sur le fond ni sur les choix prioritaires qu’elle engage, à hauteur de 10 millions d’euros de dépenses nouvelles.

Les recettes supplémentaires – en particulier les 1,1 million d’euros destinés à soutenir les politiques publiques de protection de l’enfance – sont évidemment bienvenues, même si le mot semble faible face à l’ampleur des besoins. Il en va de même pour les 4 millions de crédits supplémentaires consacrés à l’aide sociale à l’enfance, ou encore les 5,2 millions alloués aux politiques et structures d’accompagnement et d’hébergement des personnes en situation de handicap.

Les 20 millions d’euros d’investissements supplémentaires, également couverts par cette décision, vont dans le bon sens.

Cependant, les 30 millions d’euros de crédits supplémentaires, hors écritures comptables, ne modifient pas de manière significative l’orientation globale de notre budget 6 orientation que nous avons déjà contestée lors du débat d’orientations budgétaires en février, puis lors du vote du budget en mars.

Par cohérence avec notre position initiale, nous nous abstiendrons donc sur cette décision modificative.

Quelques remarques néanmoins :

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Baisse de la dotation de fonctionnement des collèges pour 2026 malgré la stabilité des effectifs : pour les élus communistes c’est NON

Le Conseil départemental du 9 octobre se prononçait sur le montant et le contenu des différentes dotations apportées par le Département aux 109 collèges publics de Seine-Maritime. Malgré une stabilité des effectifs, 52.023 collégiens contre 52.028 l’année précédente, la principale dotation de fonctionnement, la DGF, est en baisse de 2,5% (-405.000 €).

Inacceptable pour les élus communistes du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, qui ont voté contre, tout en rappelant les nécessaires évolutions des modes de calcul, évolutions qu’ils proposent depuis des années. Séverine Botte a développé, argumenté et proposé…

« Madame la Vice-Présidente, Chers Collègues,

Quelle déception à la lecture de ce rapport qui fixe les dotations, globales et par établissement, apportées par le Département aux 109 collèges publics de Seine-Maritime.

Durant plusieurs années, nous avons contesté le mode de calcul réformé par vos soins, tout en  proposant des alternatives concrètes pour plus de justice sociale.

Et, à force de débattre, il y a deux ans, des ajustements conséquents ont été apportés au mode de calcul, ainsi qu’aux autres formes de soutien financier et matériel apportées par la collectivité départementale aux établissements. Je pense notamment à la fourniture des E.P.I. (Équipements de Protection Individuelle) pour les personnels des collèges.

Ces avancées mériteraient toujours, selon nous, d’être complétées par d’autres mesures que je vais rappeler de nouveau cette année, à savoir :

  • L’intégration du nombre d’élèves boursiers dans les critères ouvrant droit à une bonification de la dotation de fonctionnement, une mesure de reconnaissance et de soutien à la mixité sociale ;
  • La prise en charge des fluides directement par la collectivité.

Et :

  • L’application du forfait financier de 1.000€ pour toutes les classes de cadets de la sécurité civile, (notamment au collège Jean-Moulin du Havre ou Gustave-Courbet de Gonfreville l’Orcher), aujourd’hui exclus du dispositif appliqué aux classes de défense du collège Georges-Braque de Rouen et René-Descartes du Havre.

Sur ce dernier point, qui relève simplement d’une mesure de bon sens, le nécessaire pourrait être fait immédiatement en modifiant cette délibération.

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Programme d’investissements de la SNSM soutenu par les élus communistes, mais où est l’Etat ?

La Conseil départemental du 9 octobre a adopté la convention de soutien des collectivités territoriales à la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) dans le cadre du Programme Pluriannuel d’Investissements nautiques 2025-2029.

La SNSM a secouru 367 personnes au cours de 113 interventions en 2024 en Normandie. Le programme d’investissements pluriannuel de la SNSM pour la Normandie est fixé à 7,7 Millions au total jusqu’en 2029. 17 opérations sont financées dont des investissements sur la vedette de sauvetage du Tréport pour 250.000 €.

La Région finance ce programme à hauteur de 1,9 Millions sur la période, le Département de Seine-Maritime y consacrera 652.000 €. Laurent Jacques est intervenu sur cette délibération qu’il a salué.

« Comme vous vous en doutez, il n’est pas question aujourd’hui de nous opposer à ce projet de convention qui vise à soutenir l’action de la SNSM, bien au contraire, mais cette décision appelle quelques réflexions.

D’une part, il convient de préciser, pour ce qui est de la vedette du Tréport, qu’il ne s’agit pas de son remplacement, mais d’une intervention majeure, programmée pour 2028, qui correspondra à la moitié du parcours de son espérance de vie. Des travaux, visant essentiellement le carénage, sont prévus pour une somme de 250.000 euros.

Ce montant est une estimation réalisée cette année. Comme je l’indiquais, le chantier est prévu pour dans trois ans. Dans quelle mesure les tarifs auront-ils augmenté et dans quelle mesure le plan de financement pourra-t-il est bouclé ?

Cette question se pose d’autant plus que la SNSM, qui doit intervenir à hauteur de 50 % de la dépense, va aussi devoir faire face à des frais en constante augmentation.

Nous l’avons tous constaté, les interventions pour venir au secours des migrants sont de plus en plus nombreuses et, depuis longtemps déjà, elles ne se cantonnent plus au littoral des Hauts-de-France. Face au Tréport, mais aussi sur le reste de la côte normande, les tentatives désespérées se multiplient.

Un simple coup d’œil à la fragilité des embarcations employées laisse augurer d’une augmentation sensible des interventions pour éviter d’alourdir encore plus un bilan humain déjà effroyable.

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Nouvelles sections de véloroutes entre Dieppe et Pourville, et entre Veulettes et Saint-Valéry

Le Conseil départemental du 9 octobre a adopté la création de deux sections de La Vélomaritime® comprises entre Dieppe et Pourville-sur-Mer (commune d’Hautot-sur-Mer) et entre Veulettes-sur-Mer et Saint-Valery-en-Caux.

Pour celle de Dieppe : 2 km sur 3m de large en enrobé de voie verte à côté de la RD75 entre l’Huitrière à Pourville et le Chemin du Golf à Dieppe, pour 915.000 € HT dont 320.250 € par le Département et la même somme par l’agglomération Dieppe-Maritime. Le Contrat de Plan Etat Région prenant en charge le reste.

Pour celle de Saint-Valéry : 2 km sur 3m de large en enrobé à côté de la RD79 entre Conteville et Saint-Valéry, pour 1,55 Millions d’€ HT dont 542.500 € par le Département et la même somme par la Communauté de communes. Le Contrat de Plan Etat Région prenant en charge le reste.

Le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine a soutenu ces deux projets par la voix de Nicolas Langlois.

Protection de l’enfance, contrat entre l’Etat et le Département : pour Sophie Hervé ce n’est qu’un début de rattrapage…

Le Conseil départemental du 9 octobre se prononçait sur le contrat départemental de prévention et de protection de l’enfance (CDPPE) pour la période 2025-2027.

Contrat passé avec l’Etat dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance.

L’occasion pour Sophie Hervé de rappeler quelques évidences toujours utiles d’évoquer, et de considérer ce contrat « comme une simple étape et non une fin en soi. »

« Après des années de carences et de désengagements, voici en quelque sorte le retour de l’État aux côtés des départements en faveur de la protection de l’enfance.

Parce que pour l’instant, il y a eu des lois, des lois utiles, mais des insuffisances de financements, mais surtout un manque de volonté politique.

Les professionnels ont souvent, très souvent, trop souvent, été laissés bien seul à devoir se débrouiller avec le système D et leur bonne volonté.

Ce présent contrat viendra je l’espère concrètement les soulager.

En tout cas il va dans le bon sens. Il assoit le rôle des PMI, des politiques sanitaires et publiques prénatales, celles consacrées aux 1.000 premiers jours de l’enfant, et celles consacrées à la protection de l’enfance et à l’aide sociale à l’enfance.

14 objectifs et 39 actions sont définis dont 7 obligatoires pour la prévention primaire et la recherche d’alternative au placement.

5 millions d’euros sont mobilisés sur le budget de l’État, celui de l’ARS et celui de la Sécurité Sociale. Le Département venant abonder 50% minimum de ce que l’État consacrera.

On ne va pas s’en plaindre, on va même s’en réjouir tellement l’ampleur de la tâche est grande, pour non seulement rattraper le retard accumulé par des années de manque d’anticipation des politiques publiques prises dans l’étau de l’austérité.

Mais aussi pour adapter ces politiques publiques aux évolutions constatées du fait de l’évolution de la société, et aux nouveaux besoins à couvrir.

Des problématiques qui deviennent plus complexes.

En effet, l’alternative au placement par exemple, c’est très important.

Par contre, il ne faut pas venir se contenter de ce contrat ou même du renforcement des politiques publiques tournées vers la prévention, la détection et la protection de l’enfance maltraité, de l’enfance malmenée, de l’enfance en danger.

Cela ne suffit pas à remplir ce devoir de société envers ces gamins fragilisés.

C’est toute une chaîne qu’il faut rétablir.

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Répartition du fonds d’urgence pour les EHPAD : Maryline Fournier en appelle à régler durablement le financement de l’accompagnement du grand-âge

Compte tenu de la situation financière dégradée des EHPAD, et en complément des autres leviers utilisés (évolution des tarifs « hébergement », autorisation donnée aux établissements de déplafonner le tarif « hébergement » pour leurs résidents ne relevant pas de l’Aide sociale, dispositif de soutien aux investissements et matériel…), une enveloppe d’urgence de 2,5 Millions a été votée par le Conseil départemental d’octobre 2024.

Au cours de la séance du 9 octobre, ce fonds d’urgence a été réparti en faveur de 20 établissements sur les 69 habilités à l’aide sociale. Pour le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, Maryline Fournier a soutenu, non sans avoir rappelé la nécessité de revoir l’ensemble du mode de financement des EHPAD et plus globalement des établissements d’hébergement des personnes âgées.

« Monsieur le Président,

Cela fait des années que tout le monde le répète, professionnels comme élus, le financement des politiques d’accompagnement du grand-âge, et notamment le financement des EHPAD est non seulement insuffisant mais inadapté.

Et cela fait des années que, là-haut, on nous annonce une loi de programmation dédiée au grand-âge pour réformer le secteur et mobiliser enfin les moyens nécessaires à la bonne couverture des besoins.

Maintes fois annoncée, cette loi est devenue l’Arlésienne, puisqu’elle est sans cesse reculée pour laisser place à des mesurettes, qui ont certes une utilité, mais qui ne règlent rien.

Résultat la totalité des EHPAD publics sont, en Seine-Maritime comme ailleurs, sous tension. Et là, on aide en urgence par un fond spécial les plus critiques, cette délibération venant proposer une répartition à partir de critères, pour ce fonds de 2,5 Millions voté il y a un an.

Mais ceux qui ne sont pas encore dans un état critique le seront demain.

Avec Nicolas Langlois et Sébastien Jumel, nous vous avons adresser le 25 septembre, ainsi qu’à l’ARS, un courrier d’alerte sur la situation de l’OPAD public de Dieppe qui parvient contre vents et marrées à trouver l’équilibre budgétaire depuis 10 ans mais qui, cette fois est dans l’incapacité d’appliquer les mesures de la convention collective CCN51.

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Les élus communistes demandent un état précis des financements publics et le contrôle de ces fonds publics attribués aux collèges privés

Depuis plusieurs années, la délibération portant sur le financement, par le Département, des collèges privés fait l’objet de vifs échanges entre élus de la majorité des droites et élus de l’opposition de gauche. Au point que cette délibération annuelle soit désormais votée d’une courte tête uniquement par les élus des droites. En cause, un financement public très généreux et sans contrôle ni contrepartie imposée en terme de mixité sociale.

En ouverture du Conseil départemental du 9 octobre, le groupe des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine est allé plus avant en utilisant la procédure des questions orales au président pour demander un état des lieux exhaustif, en toute transparence, des soutiens apportés par le Département aux collèges privés d’une part, et du contrôle de leurs financements d’autre part.

C’est Séverine Botte, présidente du groupe qui a questionné le Président du Conseil départemental.

« Monsieur le Président,

Notre pays fait face à un accroissement record depuis la période de la Libération, de son déficit public et de la dette de l’État, en raison principalement d’un affaissement de ses ressources pour cause d’avantages sociaux et fiscaux consentis depuis 2017 à la frange la plus fortunée de la population, aux multinationales et grandes entreprises, et aux banques suite aux engagements pris par Nicolas Sarkozy lors de la crise financière de 2008.

Cette situation impacte lourdement les collectivités locales qui se voient appliquées de la part des gouvernements et lois de finances de l’État successifs, des mesures réduisant constamment leurs capacités budgétaires ; Mesures attentatoires au principe même de libre administration et d’autonomie des communes, des départements, et dans une moindre mesure des régions.

C’est dans ce contexte lourd, qu’une étude non contestée conduite par le Sénateur communiste Fabien Gay, et complétée par un livre étude des journalistes enquêteurs au « Nouvel Obs » Matthieu Aron et Caroline Michel-Aguirre au titre évocateur de « Le Grand détournement », nous apprend que cette politique dispendieuse, et généreuse pour ceux qui, pourtant, ont le moins besoin de la solidarité nationale, se chiffre à 270 Milliards annuellement, sans contrepartie et quasiment sans contrôle.

270 Milliards d’argent public qui pourraient financer des besoins d’intérêt général : ceux des services publics, ceux des collectivités, ceux de la relance de la consommation et des salaires, mais qui au contraire viennent abonder et soutenir des intérêts privés.

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Joachim Moyse appelle la Droite à cesser de freiner les pratiques culturelles et sportives des jeunes en Seine-Maritime

Dans le cadre du débat de politique départementale animée par le groupe socialiste au début du Conseil départemental du 9 octobre, consacré aux politiques publiques pour encourager et accompagner les pratiques culturelles et sportives des jeunes seinomarins, Joachim Moyse, a dénoncé au nom du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, un manque de volonté et surtout des actes qui défavorisent ces pratiques de la part de la majorité des droites formant ce Conseil.

« Monsieur le Président,

Chers collègues,

Nous débattons aujourd’hui d’une question essentielle : « Quel avenir pour les pratiques culturelles et sportives des jeunes en Seine-Maritime ? »

Cette question est en lien direct avec celle abordée précédemment sur le thème de l’austérité car ce sont bien les coups de rabot de l’état sur les recettes des départements qui conduisent à des restrictions sur les dépenses et donc à des choix d’austérité décentralisée à tous les étages.

Les politiques publiques de la culture et du sport sont malheureusement les premières variables d’ajustement utilisées dans ces choix d’économies budgétaires.

Or, réduire les crédits destinés à la culture et au sport, c’est porter atteinte à deux piliers essentiels de l’émancipation et de la cohésion sociale. En fonction de l’endroit où l’on habite, en fonction de son origine sociale, en fonction de ce qu’on appelle le patrimoine social, culturel, relationnel, les chances de participer à l’école de la vie que représente une activité sportive ou culturelle ne sont pas les mêmes.

La Seine-Maritime est un territoire riche d’initiatives, dans les structures culturelles, dans les bibliothèques, les festivals, les écoles de musique, dans les équipements sportifs de proximité ou encore dans les associations sportives locales qui accueillent nos jeunes dans les quartiers et villages, ou – qui maintiennent un lien vivant avec la population.

Chacun sait combien ces lieux et ces pratiques contribuent à lutter contre l’isolement, à développer la citoyenneté et à offrir à toutes et tous un accès au savoir, à l’expression artistique et à la santé par le sport.

Pourtant, aujourd’hui, les associations sportives voient leurs subventions stagner ou diminuer, au moment même où elles doivent faire face à des hausses de charges et à la fin progressive des emplois aidés. Les structures culturelles, quant à elles, peinent à maintenir leurs projets, à rémunérer les artistes et à continuer d’assurer un accès pour tous.

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