EPR à Penly : Laurent Jacques défend le projet avec exigence de sécurité

EPR à Penly : Laurent Jacques défend le projet avec exigence de sécurité

Le groupe des élus écologistes a choisi comme thème du débat qui lui incombait d’animer en Conseil départemental du 27 mars, de dénoncer le projet d’EPR à Penly comme étant un projet « ruineux, accumulant surcoûts, retards, défaillances techniques et risques industriels accrus par l’érosion côtière, les failles sismiques et les erreurs de conception ». Pour le groupe des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, Laurent Jacques a défendu ce plus grand projet d’Europe tout en exigeant une garantie de sécurité.

« L’EPR de Penly est une chance.

C’est une formidable opportunité en terme d’emploi pour un territoire où le chômage est bien présent. C’est aussi l’occasion de renforcer l’indépendance énergétique de tout un pays. Car même si les perspectives de pénurie d’électricité comme au début de la guerre en Ukraine, paraissent reléguées au rang des souvenirs, le contexte géopolitique nous rappelle que, dans ce domaine comme dans tant d’autres, souvent cruciaux, la France a pris la fâcheuse habitude d’être tributaire d’autres nations.

Je ne suis pas en train de dresser un bilan idyllique du paysage nucléaire. Nous ne sommes pas naïfs. La vigilance est de mise, tant sur la sécurité, sur l’environnement, que sur le coût de cet investissement et ses répercussions sur le montant des factures.

D’ailleurs, lorsque Médiapart soulève la question de la qualité du béton employé, ce média joue pleinement son rôle. Les lanceurs d’alerte sont là pour rappeler à la prudence ceux qui seraient tentés de détourner le regard de tout point pouvant être problématique.

Ce n’est pas notre cas. La lucidité et le pragmatisme ont toujours été nos guides. L’expérience menée à Flamanville impose de tirer les conséquences et il nous appartient, à nous élus, de le faire.

Mais la prudence ne doit pas conduire à l’immobilisme. Elle doit encore moins mener à réaliser de mauvais choix. Nous avons déjà été victimes de cette pratique qui consiste à juger sur les apparences. C’est comme cela que nous assistons aujourd’hui à la construction d’une usine éolienne en face de Dieppe, le Tréport, au mépris de l’économie, de l’emploi, de l’environnement et surtout de la pêche. Nos alertes constantes sur le sujet n’ont que rarement été relayées par les défenseurs de l’écologie.

Même si les appels aux économies d’énergie portent leurs fruits, le constat est là : la demande augmente et nous n’avons pas d’autre choix que d’y répondre par une production nationale.

Faute de quoi, nous nous exposerions à une flambée des prix dont nous serions comptables auprès de nos administrés. L’impact serait sans doute bien plus grand que celui du surcoût que l’on reproche déjà à l’EPR de Penly.

Mais de quel « surcoût » parle-t-on ? À ce jour, les devis ne sont pas achevés. Le budget n’est pas connu avec précision et le surcoût n’est donc qu’un argument démagogique.

De même, lorsque l’on évoque déjà un retard, sur quel calendrier se base-t-on ? À ce stade seuls les travaux préparatoires sont autorisés et font l’objet d’un calendrier qui est respecté. Alors oui, l’Elysée prévoit aujourd’hui une mise en service à l’horizon 2038, soit trois années plus tard qu’évoqué en premier lieu. Qui ici à la date de début du chantier ? personne, ce que nous savons c’est que EDF a prévu 110 mois de travaux pour le 1er réacteur et 100 pour le 2ème. 

Il faut plutôt chercher l’explication dans la volonté du chef de l’État de différer les investissements liés à la production d’énergie au profit du financement de la défense. Ne nous trompons pas de sujet, mais profitons-en pour demander des éclaircissements, des prises d’engagement, rassurons nos populations et nos entreprises quant aux retombées qu’elles sont en droit d’attendre d’un tel chantier.

Nos collègues d’Europe écologie Les Verts nous crient « Laisse béton », faisant ainsi référence à une célèbre chanson de Renaud. J’espère juste qu’ils n’auront pas à chanter un jour au sein de cette assemblée : « c’est mon dernier bal ». »

Pour télécharger l’intervention de Laurent JACQUES : Le projet EPR à Penly – LJ

Sébastien

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