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Prévention spécialisée : Jean-Paul Lecoq invite la Droite départementale à faire preuve de cohérence

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La convention liant le Département et les associations en charge de la prévention spécialisée, à l’exception de celles de Rouen désormais transférées à la Métropole était inscrite à l’ordre du jour du Conseil départemental du 4 octobre. L’occasion pour les élus communistes et républicains du Front de Gauche de mettre les choses au point…

Jean-Paul Lecoq a tout d’abord regretté « le transfert de cette compétence à la Métropole », puis il a rappelé « l’importance du soutien à apporter à la prévention spécialisée, à travers les associations de ce secteur clé. Or, si on peut facilement s’accorder sur cette nécessité, la situation des associations, de certaines en tous cas, est fragile. En 2013 la division par deux des subventions aux associations de la prévention spécialisée, au nom d’une austérité qui avait déjà du mal à cacher son nom, et ce malgré l’opposition des élus communistes, avait fait fortement réagir la Droite. Force est de constater aujourd’hui que, malgré les mesures prises par l’ancienne majorité puis la nouvelle, nous en restons à un service minimum qui demeure insuffisant au regard des enjeux ».

Il a appelé par la suite à une certaine cohérence entre annonces et réalités : « Quand tout le monde parle de remettre de la République dans les quartiers, de ne pas laisser des jeunes se marginaliser, se replier ou se laisser gagner ici par l’argent trop facile, là par la propagande Djihadiste, la présence sur le terrain des éducateurs de la prévention spécialisée est d’une impérieuse nécessité. Or plus ça va, moins ils sont nombreux. La prévention spécialisée permet aux jeunes confrontés à des difficultés de s’ouvrir à des horizons qui dans leur tête sont bouchés. De ne pas laisser le terrain aux seuls réseaux sociaux pour au contraire remettre de l’humain dans tout cela, du contact humain, surtout en ces temps de crise, de chômage ».

Avant de conclure : « Ces éducateurs ne constituent pas un coût pour la société, ils évitent les coups et dans ce domaine on ne peut pas les laisser aux prises avec des difficultés qui les empêchent de faire leur travail et d’accomplir leurs missions. Nous voterons cette délibération mais nous vous demandons que leurs subventions soient urgemment abondées en conséquence et en cohérence avec les enjeux qui sont posés ».

La délibération a été adoptée à l’unanimité.

Télécharger l’intervention complète de Jean-Paul Lecoq : 1-04-interv-jpl-prevention-spe

Programme départemental d’insertion et de l’inclusion sociale : Séverine Botte dit ce que le rapport ne dit pas…

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Le détail du Programme départemental d’insertion pour les années 2017-2019 était porté devant le Conseil départemental du 4 octobre dernier. Le groupe communiste et républicain, Front de Gauche, par la voix de Séverine Botte est intervenu sur ce programme basé sur un travail statistique et un recensement des situations qui fournissent « une cartographie dramatiquement précise des difficultés percutant des milliers de seinomarins et que l’étude réalisée par l’Observatoire départemental classe selon 6 formes de la précarité : Financière, Professionnelle, Résidentielle, Sanitaire, Énergétique et Géographique ».

Son intervention ne visait pas tant à commenter le contenu de ce programme mais plutôt à souligner ce qu’il ne comprend pas : « Par exemple que l’inaction, la résignation ou la docilité de la puissance publique qui dispose pourtant de tous les leviers pour agir dans le domaine économique et notamment industriel, est directement responsable de la croissance du nombre de personnes touchées mais également de l’étendue des difficultés auxquelles elles sont confrontées ». Ou que « pour lutter contre la fraude sociale (2% seulement des bénéficiaires du RSA et 4 milliards d’€ par an selon la CNAF), il faut s’attaquer à la fraude patronale qui frise les 16 milliards et je ne parle pas ici de la fraude fiscale estimée à 80 milliards. Il faut donc non pas moins mais plus de fonctionnaires en charge de la traquer ».

Ou encore que « le RSA non distribué à des personnes y ayant droit (5,3 milliards d’€ au niveau national) n’est pas uniquement dû à une information défaillante mais également à un discours malsain entretenu autour des prétendus assistés. Ce discours sur l’assistanat sert à dissuader les gens de faire valoir leurs droits alors que, justement, ils y ont droit ».

Avant d’ajouter que « si l’Etat voulait bien sortir de sa logique libérale et en revenir à ses fondamentaux, le Code des marchés publics, la commande publique serait un formidable booster pour l’emploi, l’insertion, la formation avant d’être un formidable levier pour que les multinationales, les grosses entreprises venant faire leur marché justement en augmentant les rémunérations de leurs dirigeants et actionnaires ».

En conclusion, Séverine Botte a estimé que « les limites de ce rapport et par conséquent celles de nos politiques se trouvent dans ce que ce rapport ne dit pas : les causes de cette situation et les moyens d’y remédier réellement. Et pendant ce temps-là, le nombre de millionnaires a également progressé (2,2 millions à ce jour) et le niveau des richesses a explosé. Les 10 familles les plus riches ont vu leur patrimoine grossir de 57 milliards, soit 3 fois le budget des allocations familiales et du RSA réunis. Si la répartition des richesses n’est pas clairement sur la table du prochain gouvernement, nous en verrons passer encore et encore de ces programmes, aussi utiles soient-ils, qui à peine engagés trouvent déjà leurs limites ».

Le groupe a voté ce rapport d’orientation adopté à l’unanimité.

Télécharger l’intervention complète de Séverine Botte : 1-02-interv-sb-pdi-2017-2019

Plan départemental de soutien à la filière pêche : les propositions des élus communistes au Département

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Lors du Conseil départemental du 4 octobre 2016, Jean-Paul Lecoq s’est exprimé sur le plan départemental de soutien à la filière pêche en commençant par un constat : « Nous le voyons bien à la lecture de cette étude, personne n’imaginerait demain la Seine-Maritime sans ses pêcheurs et pas seulement parce qu’ils concourent à l’identité, à la culture de notre Département, à son attractivité, ou encore au dynamisme local notamment au Havre, à Fécamp, sur St-Val, Dieppe et au Tréport. Aussi parce que la pêche, au même titre que l’agriculture, l’industrie, l’activité portuaire ou le tourisme sont des éléments essentiels à l’activité économique, et par conséquent à la création de richesses et d’emplois sur notre département ».

Et pourtant, « malgré cette évidence, malgré le professionnalisme et le courage des pêcheurs et des acteurs de cette filière, celle-ci n’en finit pas d’être menacée par des logiques économiques qui n’ont que faire des différents éléments précités pour ne viser que des critères de rentabilité. La flottille se réduit, le nombre de pêcheurs avec, le métier vieillit et on ne peut pas dire que les ressources des acteurs sont en progression ou encore qu’elles soient en adéquation avec l’engagement et les contraintes de la profession ».

C’est pourquoi, pour Jean-Paul Lecoq, « les contributions publiques que recense ce rapport sont indispensables à la sauvegarde de cette filière et ses emplois. Et moi quand la puissance publique se mêle de l’économie, cela me va bien, je n’ai pas de contradiction à gérer ! Je préconise d’ailleurs que cette même logique qui s’applique à la pêche, à l’agriculture ou au tourisme soit étendue à l’industrie et à l’économie en général ».

A ce titre, les différentes pistes avancées dans le futur plan d’action dont plusieurs aspects sont déjà traités par les communes, à l’image de Dieppe, sont qualifiées de « pertinentes » par les élus du groupe qui ont toutefois souhaité en ajouter d’autres : « L’intervention groupée en direction de l’Etat, avec les régions, tous les départements côtiers du nord-ouest et les professionnels de la filière. La loi oblige à établir une proposition conjointe avec la Région, c’est un premier pas, il faut aller plus loin. Car je ne vois pas aujourd’hui, comme d’ailleurs hier, de véritable stratégie et une volonté gouvernementale, visant à agir de manière cohérente et déterminée, pour préserver cette filière et la protéger des affres du libéralisme mondialisée. Or, la définition de cette stratégie nationale est cruciale ».

Jean-Paul Lecoq a avancé une seconde proposition : « Pour œuvrer efficacement en faveur d’une filière, il faut commencer par écouter ceux qui, par leur travail, la font vivre. Cela passe par une prise en compte de leur avis sur des dossiers et projets les concernant, le futur parc éolien en mer au large du Tréport par exemple ou encore les propositions récurrentes qu’ils formulent pour obtenir des facilités, bancaires notamment, pour l’achat ou la rénovation des bateaux ».

Enfin, Jean-Paul Lecoq a proposé « des assises de la pêche afin d’affiner avec les professionnels notre plan d’action et de l’adapter à l’évolution et aux nouveaux enjeux ou difficultés qui se font jour ». Il est ensuite revenu sur les enjeux du traité transatlantique de libre échange que ce gouvernement vient d’enterrer, tout en espérant que cette position ne soit pas qu’une manœuvre pré-Présidentielles…

Télécharger l’intervention de Jean-Paul Lecoq : 2-01-interv-jpl-filiere-peche

Plan d’actions départemental suite aux attentats de l’été : les élus du Front de Gauche s’y associent avec un bémol

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La prévention de la radicalisation était au cœur du plan d’action départemental présenté en Conseil départemental le 4 octobre, suite aux attentats terroristes de l’été après un hommage rendu aux victimes en début de séance. Un plan renforçant également les mesures de sûreté des établissements départementaux, CMS et collèges notamment.

Pour le groupe communiste et républicain du Front de Gauche, Séverine Botte a souligné que « ce plan s’emploie, et c’est une bonne chose, à prévenir les causes de radicalisation, notamment parmi des mineurs et des jeunes adultes. Il décline une série de mesures tenant au soutien des gens en difficulté, à l’accompagnement social, à l’adoption de mesures éducatives, de promotion de la citoyenneté et du respect, en plus des indispensables mesures de sûreté des bâtiments départementaux ». Sauf que, « si ce plan apparaît équilibré, il implique néanmoins des moyens financiers supplémentaires pour le rendre pleinement effectif. Sans moyen complémentaire ce plan d’actions restera une déclaration de principes ».

Et d’ajouter un souci de cohérence qui fait défaut : « Le secteur de la prévention spécialisée mentionné dans le plan d’actions doit retrouver des marges de manœuvres financières pour être en capacité de redynamiser son action auprès des jeunes et des familles des quartiers prioritaires. Sur cette question et sur celles toutes aussi décisives de la santé, de l’éducation, de l’accès à la culture ou encore de la contribution à la rénovation urbaine, les élus communistes du Front de gauche seront particulièrement intransigeants. L’action du Département ne serait être bornée par des impératifs comptables étriqués. Il faut absolument assécher les terreaux sur lesquels la violence est susceptible de pousser ». En conclusion, elle a demandé que « le Département se donne les moyens de son action au quotidien ».

Les élus socialistes se sont associés, en d’autres termes, à cette demande. Quant à la vice-présidente Agnès Firmin-Le Bodo, répondant à Séverine Botte, elle a indiqué que le budget de la prévention spécialisée sera revalorisé de + 1,7 % auquel il convient d’ajouter 150.000 € dédiés aux appels à projets dans ce secteur. Répondant ensuite aux questions d’Hubert Wulfranc, le Président Martin a indiqué, concernant la sécurité, que « 110.000 € de crédit sont d’ores et déjà inscrits en urgence. Ils seront complétés au budget 2017 ».

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Le Département et la Ville du Havre veulent fermer le collège Guy Môquet : les élus communistes vent debout contre cette décision qui en appelle d’autres

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Le groupe communiste et républicain, Front de Gauche, au Département de Seine-Maritime s’est fortement opposé, lors du Conseil départemental du 4 octobre, à la fermeture du collège Guy Môquet au Havre.

D’autant plus que cette décision préfigure d’autres regroupements d’établissements en région rouennaise et dieppoise comme stipulé dans la délibération, voir même sur Le Havre de nouveau puisque plusieurs élus de la majorité de Droite n’ont pas écarté cette hypothèse au cours des débats.

La majorité départementale ayant refusé, comme le réclamait le groupe, de dissocier cette décision de fermeture du reste de la délibération portant sur le plan d’investissement en faveur des collèges pour les années à venir, les élus communistes et républicains ont voté contre ce rapport, finalement adopté par la Droite et le binôme indépendant de Bolbec, les élus socialistes s’étant abstenus.

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Le programme d’investissement de 356 millions d’€ sur 5 ans pour les travaux dans les collèges de Seine-Maritime, s’inscrivant dans la lignée des précédents plans pluriannuels d’investissements en faveur des conditions d’accueil et d’enseignement a été fortement entaché de l’annonce de la fermeture du collège Guy Môquet au Havre-Caucriauville.

Le groupe, vent debout contre cette décision, a fortement réagi par Jean-Paul Lecoq : « Pour le Ministère de l’Education Nationale et ses services rectoraux, il y a bien longtemps, cela ne date pas de ce gouvernement, que le ratio comptable a remplacé l’appréciation humaine et objective des situations locales. On ferme des classes dès que l’excuse des effectifs permet d’habiller la décision. Bien éloigné de l’intérêt de l’enfant, de celui des conditions d’enseignement, des spécificités des territoires, de leurs populations, de leurs besoins et problématiques, on fait dans le comptable à courte vue au lieu de faire dans l’investissement à long terme ».

Pour Jean-Paul Lecoq « cette règle austéritaire est clairement inscrite dans ce rapport d’orientation. Un collège, en l’occurrence Guy Môquet au Havre, est désigné comme devant fermer ses portes au prétexte qu’il n’atteint pas une taille critique. Ca craint ».

 Avant d’interpeller l’assemblée : « Personne n’a pensé que plus un établissement est petit, plus les conditions d’enseignement sont favorables, plus l’accompagnement des élèves et de ses parents est facilité ? Personne n’a pensé que si des écarts significatifs sont enregistrés entre plusieurs collèges d’un même secteur, ce qui au passage n’est pas le cas ici, la logique ne conduit pas fatalement à en fermer un pour surcharger les autres, mais peut conduire à délester les autres pour augmenter la fréquentation du plus réduit ? Personne n’a pensé qu’un collège classé en REP+ il y a à peine deux ans mérite des moyens supplémentaires et adaptés et pas de mettre la clé sous la porte ? Personne n’a pensé à regarder le niveau de performance, pour reprendre un mot à la mode dans votre jargon, du collège amené à être sacrifié ? Nous avons fait ce travail, d’autant que ce collège nous le connaissons bien et… il devrait vous plaire il est non seulement performant mais à bien des égards exemplaire ».

Il a rappelé que « dans un quartier où ce « vivre ensemble » est d’une impérieuse nécessité en raison des origines et des cultures très riches de ces habitants, trois collèges à taille humaine cela a du sens, vous y répondez par une fermeture. Un collège en moins, vous parlez d’une ambition ! Pour des économies vous en venez à détricoter ce qui fonde le premier maillage de proximité, le réseau éducatif ».

Et de prévenir : « Compte tenu du bien faible gain budgétaire que vous pouvez attendre de cette fermeture au regard du budget global, il est évident que ce qui compte à travers cette annonce est bien l’application à venir d’une logique de fermetures d’établissement que cautionne évidemment le Ministère de l’Education Nationale ».

Le groupe a ensuite demandé le retrait dans cette délibération de la partie relative à la fermeture du collège Guy Môquet, « fermeture qui n’a rien à faire dans ce programme pluriannuel d’investissement. D’autant plus que vous annoncez d’autres fermetures de collèges en région rouennaise et dieppoise, mais sans les nommer, sans doute parce que vous ne pouvez pas compter sur la même complicité que la Ville du Havre habituée depuis 20 ans à fermer des écoles et pas seulement parce que sa population baisse considérablement ».

Puis Jean-Paul Lecoq a mis en lumière le véritable problème masqué par cette décision : « Depuis 1995, la Ville du Havre a fait de la réduction des outils scolaires une orientation politique avec des suppressions de classes, des fermetures d’école, plusieurs collèges sont dans le collimateur. Donc ce collège d’un quartier qui, rappelons-le au passage compte une population de près de 20.000 habitants, se trouve stigmatisé et cela ne manquera pas de provoquer une anxiété sur les autres territoires cités ».

Or, « la cartographie des collèges au Havre, résulte d’une volonté politique municipale d’avant 1995 qui a largement fait ses preuves et reposant sur une logique de proximité, d’équipements de proximité ».

Avant de rappeler que « dans ce quartier très étendu, un collège central, Jules-Vallès et deux collèges à chaque extrémité, Varlin au nord et Môquet au sud, permettent une répartition des effectifs dans un souci d’équilibre. Supprimer l’un d’eux c’est prendre le risque insensé de déséquilibrer l’ensemble ».

Rappelant que la Seine-Maritime compte 6.000 places vacantes dans ses collèges, la Droite est restée sourde à ces arguments, confirmant des projets de fermeture en région rouennaise et en région dieppoise, peut-être même de nouveau sur Le Havre si l’on en juge par le constat numérique dressé par Jean-Louis Rousselin.

Les élus socialistes ont, quant à eux, quelque peu navigué à vue sur ce sujet, Nacéra Vieublé se lançant certes dans un plaidoyer en faveur du collège Guy-Môquet qu’elle a situé au passage maladroitement dans un quartier « où il ne se passe jamais rien », mais elle a cependant éprouvé des difficultés à justifier ses propos dans la presse, à l’invitation de la Droite, sur cette fermeture qu’elle avait alors qualifiée « d’inévitable… ».

Des débats assez vifs dont on retiendra également les propos de Dominique Métot, du groupe des indépendants, qui estime « qu’avec plus de 5.000 places vacantes c’est de la responsabilité publique de procéder à des ajustements d’équipements, tout en estimant que la concertation était indispensable ».

Ou encore ceux de Jean-Louis Rousselin affirmant que pour les enseignants « travailler avec des effectifs aux alentours de 200 élèves par collège, on ne sait pas faire ».

Jean-Paul Lecoq en a alors profité pour demander si « tous les collèges dont les effectifs se situent autour de 200 élèves sont menacés de fermeture ? ». Une question restée sans réponse…

Il a ensuite rappelé que « la Ville du Havre compte des milliers de logements vacants sans pour autant envisager de les détruire ». Puis il a de nouveau placé la Droite face à ses contradictions : « On fait une minute de silence en début de séance après les attentats, puis en fin de séance, on ferme des collèges ! ».

Enfin, sur la question de la concertation, la Droite confirmant qu’elle aura bien lieu, Jean-Paul Lecoq a conclu : « La concertation ? Vous désignez celui qui doit fermer et après vous allez concerter. C’est une plaisanterie ! Ajournez donc la partie de la délibération relative à cette fermeture et engagez la concertation ! ».

Il a déposé un amendement dans ce sens qui a été rejeté malgré le vote favorable des élus socialistes.

La délibération a ensuite été adoptée par la Droite et le binôme des élus indépendants, le groupe socialiste s’est abstenu, le groupe communiste et républicain du Front de Gauche a voté contre.

Le rapport et la délibération : rapport-du-4-octobre-2016-plan-ambition-college

L’intervention complète de Jean-Paul Lecoq : 4-03-interv-jpl-plan-college

Conseil départemental du 20 juin : le groupe communiste du Front de Gauche à l’offensive !

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L’austérité aux couleurs du PS, qualifiée de « bruine libérale » par l’ancien président du Département Nicolas Rouly, serait-elle préférable à l’austérité décomplexée de la Droite et du Centre ? Une question en forme d’avertissement à laquelle les élus du groupe communiste et républicain du Front de Gauche ont refusé de répondre lors de la séance du Conseil départemental du 20 juin. En revanche, ils ont appelé à « la construction d’une alternative de salut public aux politiques libérales dévastatrice pour tous ceux, et ils sont les plus nombreux, qui n’émargent pas dans la caste des privilégiés ».

 Une séance marquée par deux débats à l’initiative des élus du groupe sur la situation sociale en « ce printemps prometteur pour tous ceux qui aspirent à un autre modèle de société », puis sur le projet routier inquiétant et « mal ficelé » de contournement Est de Rouen. Un échange ayant permis de constater la totale connivence des élus de Droite et du PS pour refuser d’appliquer tout principe de précaution envers les populations concernées et pour donner quitus au tracé soumis à péage arrêté par les services de l’Etat en dehors de toute considération d’intérêt général.

 La politique en faveur de l’éducation, la suppression des bourses départementales et l’aide à la restauration pour les collégiens, la Maison Départementale des Personnes Handicapées, la nouvelle politique touristique, la réforme du dispositif d’aide départementale aux communes, le sport, l’achèvement de la RN27 à Dieppe, l’axe Seine ou encore la bien curieuse gestion de la dette du Département, ont également donné lieux à des interventions et des oppositions de la part des élus communistes et républicains, Front de Gauche, au cours d’une séance bien trop marquée par des échanges stériles entre défenseurs du bilan de l’ancienne majorité et promoteurs du premier bilan de leurs successeurs. Pour mettre tout le monde d’accord, le groupe a estimé que les jours de leur même politique et conception de l’action publique « sont désormais comptés ».

Télécharger le compte rendu des interventions du groupe (10 pages) : En Direct 2016 06

Télécharger le compte rendu de synthèse (6 pages) : En Direct 2016 06 – synthèse

Gestion de la dette départementale : attention à ne pas jouer aux apprentis financiers !!

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La nouvelle politique de gestion de la dette du Département a été à l’origine, lors du Conseil départemental du 20 juin, d’une analyse très critique de la part d’Hubert Wulfranc sous forme d’une mise en garde très claire. Il s’est tout d’abord interrogé sur ce qui apparait comme un paradoxe : « Alors que les taux fixes sont historiquement faibles, vous choisissez ce moment pour miser sur les taux variables. C’est dangereux… ».

Puis il a dénoncé le financement désintermédié retenu dans ses orientations par la Droite départementale : « Le financement désintermédié  consiste, pour le Département, à aller chercher directement sur les marchés financiers les ressources nécessaires à la couverture de ses besoins d’investissement, sans recourir aux acteurs bancaires. Le rapport indique que cela serait rendu possible par l’attribution d’une note financière qui nécessiterait de mettre en place, en interne, une ingénierie ad hoc. Cette source potentielle de financements est mise en parallèle au recours possible à l’Agence France Locale créée par des collectivités locales fonctionnant également sur la base d’un système de notation financière ».

S’inquiétant que les élus de Droite n’aient pas bien tiré les leçons de la crise des subprimes qui a plongé le monde dans la récession, ainsi que le rôle particulièrement néfaste des agences de notation financière dans celle-ci, Hubert Wulfranc a proposé à la majorité « de ne pas jouer aux apprentis sorciers sur les marchés financiers pour chercher des financements », rappelant au passage que « le système de notation financière, intrinsèquement pourri, constitue par ailleurs un carcan idéologique… Des agences de notations financées, rappelons-le, par les émetteurs de titres et d’obligations. De ce seul fait, elles perdent toute légitimité ! ».

Le Vice-Président Lemmonier a répondu au groupe Communiste, le groupe socialiste étant curieusement resté silencieux, en assurant que la démarche de la majorité dans ce domaine se voulait avant tout pragmatique et sécurisée. Sa volonté étant « de réduire la dette et donc les intérêts versés aux banques et non de les enrichir ».

Orientations touristiques départementales : avec le tourisme industriel !

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Les élus du groupe ont de la suite dans leurs idées… Alors qu’Hubert Wulfranc était intervenu lors de notre dernière assemblée pour demander à ce que soient modifiées les nouvelles orientations touristiques du Département afin notamment d’y intégrer le tourisme industriel, la délibération soumise au Conseil départemental du 20 juin ignorait cet aspect. Séverine Botte a par conséquent procédé à une piqure de rappel qui, cette fois, a porté ses fruits.

« A l’heure de l’unification normande, il serait intéressant que les nouvelles stratégies de développement touristique s’établissent à l’échelle régionale à partir des atouts très complémentaires de chacun des 5 départements. Si la nouvelle Région ne sert pas à assembler les atouts et à créer des synergies entre ses départements, elle sert à quoi ?

Par ailleurs, il nous semble important de pouvoir intégrer dans l’offre touristique, la valorisation de nos savoir-faire et de notre patrimoine industriel et maritime. Le tourisme industriel, le tourisme maritime, comme le tourisme scientifique ne sont pas à négliger. Ils font aussi partis des atouts, de l’attractivité mais aussi de l’ADN de notre Département en matière touristique. De même le tourisme social fortement présent sur notre territoire a besoin d’être soutenu. Or, le projet présenté décline le tourisme sous toutes ses formes, même le tourisme d’affaires. Cependant, pas un mot sur le tourisme industriel, le tourisme scientifique, le tourisme social. Vous avez honte ou quoi ? Le tourisme ne consiste pas seulement à vendre des cartes postales et à mettre des sites sous cloche. Il doit d’abord refléter la réalité pleine et entière d’un territoire ».

Le Vice-Président, Jean-François Bures a alors confirmé que la mutualisation à l’échelle régionale sera engagée et que le tourisme industriel sera pris en compte notamment sur la vallée de la Bresle.

Télécharger l’intervention de Séverine Botte : 3.01 – Interv SB – Projet touristique

Charte éthique dans le sport : Séverine Botte met les choses au point

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Une charte éthique dans le sport a été présentée et adoptée par le Conseil départemental 20 juin. L’occasion pour Séverine Botte d’asséner quelques vérités… « Bien belle délibération qui rappelle ce que devrait être le sport et le cadre dans lequel il mérite le soutien public. Mais une délibération en complet décalage avec ce que nous constatons au quotidien, le sport étant livré à tous les travers produits par les logiques libérales. La recherche du profit à tout prix, le sensationnel, les trucages. Des supporters parqués comme des animaux que l’on gave de marques pour les abreuver et les conditionner dans leur vie de consommateur et des instances dirigeantes corrompues qui dictent leurs lois aux Etats et à leurs gouvernements ».

Avant de poursuivre : « L’UEFA ne vient-elle pas de se voir exonérer d’impôts en France par le gouvernement Valls pour l’organisation du championnat d’Europe de football pourtant largement sponsorisé par les impôts et l’argent public ? Il faudrait arrêter de prendre les gens pour des imbéciles, en leur servant du pain et des jeux afin de les infantiliser, de les dociliser mais surtout pour les détourner de leurs devoirs de citoyens. Nous voterons cette délibération même si elle concoure à sa manière à vendre une image idyllique du sport plutôt que d’en dénoncer les dérives pour les corriger ».

Télécharger l’intervention de Séverine Botte : 4.01 – Interv SB – Charte éthique

Révision du dispositif départemental de soutien aux communes : la souplesse qui cache la forêt…

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A peine nés, les CPS (Contrat de Proximité et de Solidarité) destinés à soutenir les communes sont envoyés à la casse par la nouvelle majorité de Droite, au profit d’un nouveau dispositif « souple » qui a fait réagir les élus communistes et républicains du Front de Gauche, lors du Conseil départemental du 20 juin. Car visiblement la souplesse cache d’autres objectifs…

La liste des 35 domaines ouvrant droit à une aide départementale pour les communes est ramenée 20, un quota annuel limitant le nombre d’aides possibles par commune est instauré et l’indice modulateur des aides (IDRC, Indice Départemental de Ressources et Charges) qui était basé sur des éléments objectifs pour apprécier la richesse ou la pauvreté d’une commune (comme le Revenu moyen par habitant, le taux de logements sociaux ou le potentiel financier moyen de la commune) donc son besoin de bénéficier d’une solidarité accrue de la part du Département est supprimé.

Par contre, plus de date limite de dépôt pour les dossiers et un engagement à délivrer une réponse de principe sous deux mois. Un examen des demandes « au fil de l’eau » comme l’a qualifié le Président du Département, donc avec des procédures allégées.

Mais, à l’arrivée, comme l’enveloppe globale de financement n’est pas modifiée et l’indice modulateur supprimé, les communes les plus pauvres verront probablement et mécaniquement leur part de financement se réduire et les plus riches leur part de gâteau augmenter. Cette réforme vient ainsi servir prioritairement les communes résidentielles au détriment des communes aux prises avec les conséquences des difficultés sociales de leurs administrés.

Comme Hubert Wulfranc l’a souligné : « Au cadre strict, précis, qui avait au moins le mérite, au-delà de ses nombreux écueils, d’apprécier parfaitement l’éligibilité des projets proposés et le calcul de la participation départementale, vous préférez purement et simplement supprimer le cadre… Vous vous affranchissez des éléments objectifs pour apprécier la richesse des communes, cependant nous visiterons votre politique d’aide à l’échelle des communes dans les mois qui viennent. On verra bien. Nous jugerons de l’application concrète de vos objectifs à l’aune de la réponse concrète qui sera apportée à chaque commune et à ses habitants ».

Une commission d’évaluation du dispositif sera en effet créée et le groupe communiste et républicain, Front de Gauche, y siègera.

Pour la Droite, Blandine Lefebvre a assumé clairement l’objectif de cette réforme en affirmant : « Il n’y a aucun rapport entre l’indice du nombre de logements sociaux et les besoins en soutien aux investissements des communes » alors que sa collègue Nathalie Lecordier a estimé carrément que « l’indice de logement social est un indice discriminatoire »… ce qui a fait bondir Hubert Wulfranc : « Le nombre de logements sociaux et le fait qu’il constitue un critère objectif pour apprécier la richesse d’une commune et le besoin de l’aide serait hors sujet ? Vous êtes hors du monde ! Vous faites ainsi une interprétation idéologique en niant que le logement social ait une incidence sensible sur les charges des communes. Votre propos est inentendable ! Vous opposez les populations et les territoires les uns aux autres ». Avant de conclure : « Vous jouez petit bras et tellement petit bras que vous aurez du mal à répondre à tous les besoins et donc à tous les dossiers qui seront déposés ».

Le groupe Communiste et Républicain, Front de Gauche et le groupe socialiste ont voté contre.