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Projets Sociaux de Territoires, le oui mais des élus communistes et républicains du Département…

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Sophie Hervé s’est félicitée de ces diagnostics particuliers de l’action sociale, par bassin de vie, et du plan d’actions spécifiques l’accompagnant, tout en regrettant le manque de moyens affectés à ces PST…

« Pour le volet actions de ces projets sociaux de territoires, nous allons en effet cofinancer pour 500.000 Euros par an plus de 150 actions identifiées, soit en moyenne un peu plus de 3.300 Euros par action et par an. Lorsque l’on regarde de près les constats dressés par UTAS, les objectifs qui se dégagent de ces constats et l’ambition légitime et salutaire décrite dans l’intitulé des fiches actions, on peut considérer que nous sommes bien loin du compte. Ceci étant, soyons positifs et saluons ce petit geste financier de la collectivité. Il en appellera forcément d’autres ! »

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Retour du débat politique au Département !!

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Retour du débat de politique départementale ce jour dans l’hémicycle après avoir bien failli disparaître avec l’installation de la nouvelle majorité de Droite mais que la forte mobilisation des élus Front de Gauche a permis de préserver.

Marie Le Vern, au nom du groupe socialiste, a débuté ce débat matinal sur le thème de la nouvelle Normandie en versant dans le marketing territorial à l’approche des prochaines élections régionales, défendant notamment la place de Rouen comme capitale et énumérant comme sur une plaquette touristique les atouts de la nouvelle Normandie.

Par contre, pas un mot sur le projet de Canal Seine Nord qui menace gravement en l’état le tissu industrialo-portuaire normand et les emplois qui vont avec, pas un mot sur le Transmanche, pas un mot sur les enjeux en matière de santé, en matière scolaire, peu de mots sur l’industrie et l’agriculture mais beaucoup de belles formules et de vœux.

Jean-Paul Lecoq, au cours de ce premier débat, a rappelé en quoi la nouvelle région devait être utile pour les gens dans le domaine de la santé, des transports, de l’enseignement, avant de plaider pour une intervention unanime et forte en faveur d’un vrai développement du ferroviaire.

Pour sa part, Hubert Wulfranc a profité des interventions pour déposer de nouveau la proposition du groupe de faire étudier et adopter une motion de l’assemblée départementale sur le projet de Canal Seine Nord.

Le conseiller prétendu « apolitique » de Bolbec, Dominique Métot a, au passage, proposé la diminution du nombre de lignes transmanches normandes, avec visiblement celle de Dieppe dans le collimateur, et du nombre d’aéroports normands.

La deuxième intervention du débat, celle de Virginie Lucot-Avril pour la majorité départementale, s’est portée sur la baisse « insupportable » des dotations de l’Etat, exemples précis à l’appui.

Une intervention que les élus communistes et républicains auraient pu applaudir des deux mains si toutefois le mouvement de baisse des dotations de l’Etat n’avait pas été engagé par les gouvernements de Droite avant que le gouvernement actuel ne fasse que la prolonger en l’accentuant.

Ce que Jean Paul Lecoq a relevé avec ironie : « Je ne comprends plus bien… Une intervention digne des élus communistes ici au Département alors qu’au niveau national, la Droite, en phase avec l’Europe, en veut encore plus… ».

Il en a profité pour rappeler que les élus communistes sont favorables depuis toujours à une intervention de l’Etat dans l’économie et à des politiques de planification, c’est-à-dire l’inverse de ce que préconisent les libéraux or, « vous les libéraux, que vous soyez ici à Droite ou là au sein du PS, vous voulez maintenant que l’Etat intervienne, que les collectivités aident les entreprises parce que c’est la crise… Il faudrait savoir ».

Au nom du groupe Communiste et Républicain, Front de Gauche, Hubert Wulfranc a clôturé le débat en rappelant avec gravité, le contexte économique et social en Seine-Maritime, qui comme dans le reste du pays, s’est encore dégradé un peu plus. Il a plaidé pour une intervention politique forte, volontariste, « tous les signaux étant au rouge ». Il a ensuite relayé la campagne nationale de l’Association des Maires de France, contre « le caractère insoutenable » du nouveau programme triennal de baisse des dotations jusqu’en 2017 imposé par le Gouvernement « avec la complicité d’une majorité de parlementaires ».

Fustigeant les décisions successives du gouvernement « libéral », Hubert Wulfranc a mis en garde l’assemblée départementale contre le risque de voir le Département sombrer à son tour dans une austérité effrénée pour diminuer une dette devenue pour la Droite une véritable obsession.

« Dans le prolongement de ces mauvais coups de l’Elysée Matignon, ici, en Seine Maritime, nous sommes inquiets sur les conséquences concrètes que risquerait d’entrainer un démantèlement ou un détricotage du maillage de proximité que le Département assure depuis une décennie. Partant du principe que le souci de la proximité, de la facilité d’accès à ses services constituent un impératif si l’on prétend assurer un service public efficace ».

Jean Paul Lecoq a ensuite poursuivi en développant le projet de motion relatif au projet de Canal Seine Nord qui n’a pu faire l’objet d’une motion en bonne en dû forme, le Président l’ayant refusé.

Le débat a donc finalement eu lieu sur ce projet à l’initiative des élus communistes et républicains. Pour la majorité Départementale, Alain Bazille puis Bertrand Bellanger ont repris la plupart des arguments développés dans le projet de motion, ce qui a permis à Jean Paul Lecoq de réitérer la demande d’une prise de position commune du Département sur ce sujet majeur, rappelant que sans son groupe, ce sujet n’aurait même pas été évoqué aujourd’hui. Sur les bancs socialistes, ce fut silence radio malgré les menaces fortes pesant sur le port de Rouen.

Jean Paul Lecoq a par ailleurs plaidé pour un véritable complexe portuaire normand et demandé à ce que tous les acteurs normands s’unissent pour le faire valoir auprès du gouvernement.

Finalement, le Président Martin a proposé de mandater la commission présidée par Alain Bazille de travailler sur ce sujet unique, dans des délais courts et par une large concertation. Le Groupe a accepté cette proposition sous réserve que cette étape se conclue par une expression publique du Département avant le 29 juin, date de la table ronde prévue par l’Etat.

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Projet de Canal Seine Nord, attention danger ! Une motion des élus du Front de Gauche au Département de Seine Maritime, pour unir les territoires au lieu de les diviser…

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En décidant de concentrer, à la demande de Bruxelles, des sommes publiques considérables pour creuser un canal qui risque de devenir un aspirateur à marchandises entre les ports du Benelux et l’Ile de France, le gouvernement vient de jouer contre l’intérêt national et porter un très mauvais coup à la Seine Maritime et à la Normandie.

En effet, en l’état, ce projet se construit au détriment de l’axe Seine Le Havre – Rouen – Paris et de ses ports qui, pour leur part, attendent depuis plus de 10 ans des investissements indispensables.

Cependant, il n’est pas trop tard pour que ce projet de canal devienne compatible avec les intérêts départementaux et régionaux, pour qu’il puisse unir les territoires plutôt que de les diviser. Cela implique une mobilisation de tous les acteurs institutionnels et privés, de la population, des salariés.

C’est la raison pour laquelle les conseillers départementaux communistes et républicains de Seine Maritime ont proposé au Président de l’assemblée départementale de bien vouloir faire étudier une motion à l’occasion de la session du lundi 22 juin. Ce dernier n’a pas répondu favorablement à cette proposition constructive, au motif que le règlement intérieur ne le permettait pas.

Ne se résignant pas à ce silence annoncé de leur assemblée sur un sujet majeur porteur de nombreuses préoccupations pour leur Département, ils ont choisi de diffuser leur projet de motion en l’état et interviendront en séance à ce sujet.

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Comment les services de l’Etat sont invités à utiliser le numérique pour réduire leur présence de proximité… La dématérialisation au service de l’austérité ?

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La réduction des horaires d’ouverture au public des centres des finances publiques, comme dans cet exemple celui d’Harfleur, est expliquée par la Direction Régionale, par la nécessité de tenir compte du numérique ou du développement des procédures d’instruction par téléphone… Bah voyons, on ne prendrait pas les habitants et les élus pour des imbéciles du côté de ceux qui sont chargés de maquiller l’austérité ?

En tout cas, cela a fait bondir François Guégan, Maire d’Harfleur dont le Conseil Municipal a adopté un voeu contre cette décision, tout comme son collègue Jean Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller Départemental qui vient de répondre à la direction régionale…

Madame l’Administratrice,

Par courrier daté du 4 mai, vous m’informez d’une nouvelle réduction, à compter du 1er juin 2015, des horaires d’ouverture au public du Centre des Finances publiques d’Harfleur dont dépendent les habitants et professionnels de Gonfreville-l’Orcher.

Cette décision serait prise, selon vos termes, par la nécessité de tenir compte « du développement de nouveaux modes de contact à distance, plus modernes et plus accessibles » alors que, jusqu’à preuve du contraire, l’échange direct entre un administré et une administration, demeure bien ce qu’il peut se faire de plus accessible et de plus souhaitable. Rien ne remplacera jamais le contact humain.

Derrière cette énième mesure qui dissimule mal, malgré l’habillage de modernité – notion du reste toujours très relative -, une volonté de l’Etat de réduire les moyens humains dédiés au bon fonctionnement des services publics, se cache un nouvel acte d’austérité que je condamne avec force.

Et, puisque vous m’invitez à faire connaître à mes concitoyens cette décision, je le ferai savoir ainsi. Sachez d’ores et déjà que le Conseil Municipal de la Ville de Gonfreville-l’Orcher, réuni en séance le lundi 18 mai dernier a fait part à l’unanimité de sa désapprobation lorsqu’il a appris cette décision.

A l’heure où tant de Français rechignent à payer l’impôt, soit parce qu’ils en ont plus les moyens en ces temps de crise qui s’enkyste, soit parce qu’ils estiment la fiscalité française trop injuste ou trop complexe, l’Etat choisi de réduire sa présence de proximité, son maillage des territoires qui pourtant représente non seulement un atout considérable pour accompagner nos concitoyens, mais également un devoir pour tout service public digne de ce nom.

Le développement de la dématérialisation, des plate-formes téléphoniques sont en effet de nature à prendre en compte les besoins et les demandes d’une partie de nos administrés, notamment en raison de leurs contraintes en matière de disponibilité ou de leur volonté de recourir aux voies de communication électronique.

Cependant développer ces voies au détriment d’un accueil personnalisé qui, par opposition à la modernité affichée dans le premier cas, serait désormais prétendument archaïque ou dépassé, constitue une grave erreur, lourde de conséquence. Elle contribue à isoler encore un peu plus certains publics, à les détourner des services publics ou à multiplier les sources d’erreur.

Je souhaite fortement que cette décision inacceptable soit corrigée dans les meilleurs délais. Pas seulement pour rétablir, mais bien pour étendre et adapter aux besoins des usagers, les plages horaires d’ouverture au public des services fiscaux. Je pense notamment à l’instauration de permanences sur le temps du midi ou en fin d’après-midi.

Car, c’est bien là que se cache ce que d’aucun pourrait qualifier de perfidie, avec de nouveaux horaires au public limités à une plage le matin de 09h à 12h et à une autre de 14h à 16h en semaine uniquement, vous excluez ainsi une grande partie des salariés de toute possibilité de venir auprès de vos services.

Dans ce contexte, vous n’aurez surement aucune difficulté – mais par contre je l’espère quelques scrupules ! -, à nous expliquer l’année prochaine que faute d’un nombre suffisant d’usagers qui fréquenteront ces permanences fiscales, il sera nécessaire de les réduire plus encore…

Dans cette attente et ne désespérant pas que la raison humaine finisse par l’emporter contre les logiques comptables d’austérité,

Je vous prie de croire, Madame l’Administratrice, en l’expression de mes sincères salutations.

Jean-Paul LECOQ

Les élus communistes et républicains saisissent le Président du Département concernant les services de proximité

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Rappelant que tous les habitants de Seine-Maritime doivent pouvoir bénéficier des mêmes services départementaux à proximité de leur lieu de vie et ce, quelque soit le territoire où ils résidents, les élus du Groupe ont décidé de saisir le Président du Département pour connaître ses projets concernant :
– L’avenir des Maisons du Département et, en cas de suppression confirmée de ces antennes, le dispositif prévu pour permettre le maintien de ce maillage territorial qui ne saurait se limiter à la simple nomination de 3 Vice-Présidents territoriaux.

– Les décisions et renforts de moyens envisagés concrètement au sein des différentes UTAS (Unité territoriale de l’Action Sociale) pour prendre en compte l’urgence sociale, et notamment pour permettre un accueil social suffisant à destination de tous les seinomarins amenés à nous saisir en raison des difficultés croissantes qu’ils rencontrent.
Cette question écrite sera posée en séance plénière du Département lundi 22 juin prochain, le Président Martin ayant décidé d’y répondre en fin de réunion…

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Après la lecture par Hubert Wulfranc de la question transmise préalablement, le Président Martin a confirmé, dans sa réponse, la suppression des Maisons du Département, estimant qu’elles ne remplissaient plus leur rôle d’intérêt général mais qu’elles ont été « dévoyées » pour les besoins spécifiques de certains élus de l’ancienne majorité. Les statistiques de fréquentation seraient de ce point de vue accablant, tout comme le dernier rapport de la Chambre Régionale des Comptes.

Pour autant, le Président s’est défendu de vouloir diminuer la présence de proximité du Département et a promis que les moyens dédiés aux Maisons du Département seront réaffectés sur les services déconcentrés (UTAS notamment), ses personnels étant redéployés auprès desdits services ou des services sociaux MDPH notamment où 4 postes seront créés. A la fin du dernier mandat, Mireille Garcia était intervenue à maintes reprises pour dénoncer des moyens insuffisants notamment pour la MDPH (Maison Départementale Pour le Handicap).

« Je suis libéral, mais j’ai une conscience sociale et j’agis en responsabilité », a conclu le Président, « Je remets ainsi au pot commun les moyens dédiés à certains élus, pour répondre à l’urgence sociale pour reprendre le terme de votre question ». Il a annoncé par ailleurs la création de Délégations territoriales, sur Le Havre, Rouen et Dieppe, ouvertes sous l’impulsion des vice-présidents territoriaux, à disposition des gens et des élus locaux.

Pour une politique française du raffinage, les élus de Gonfreville l’Orcher sonnent la charge…

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Par un voeu présenté par les élus Communistes et Républicains, le Conseil Municipal de Gonfreville l’orcher, demande à l’Etat de prendre toutes ses responsabilités en définissant une politique nationale du raffinage basée sur les savoir-faire industriels et les capacités existantes en France, quitte, en l’absence de collaboration du secteur privé à cet objectif national, à prévoir par voie de nationalisation la création d’un secteur public du raffinage.

Dans le même voeu, les élus estimant qu’il est du devoir du groupe Total d’investir en France pour améliorer et pérenniser ses sites de raffinage et les emplois induits, ils lui demandent de prévoir les investissements nécessaires sur sur la Raffinerie de Normandie pour assurer la pérennité de l’appareil de raffinage servi par le savoir-faire de ses salariés.

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Premiere réunion ordinaire du Conseil Départemental de Seine-Maritime

La première réunion du Conseil Départemental de Seine Maritime s’est tenue le vendredi 24 avril.

L’ordre du jour de celle-ci portait sur le règlement intérieur ainsi que sur la représentation du Département dans de nombreux et divers organismes, dont les Conseils d’Administration des collèges ou à Habitat 76 …

D’autres points étaient également à l’ordre du jour de cette réunion au cours de laquelle les conseillères et conseillers départementaux du groupe communiste et républicain / front de gauche sont largement intervenus à l’instar de leur Président Hubert WULFRANC.

Voici le Compte-rendu « En Direct » après les 2 sénaces d’avril :

En Direct avril 2015

Egalement en pièces jointes les principales interventions du groupe lors de la séance du 24 avril.

JP LECOQ Marchés publics

H WULFRANC Mission locale de Rouen

HW délégation de S P L

HW Seine Maritime Expansion

S BOTTE CA collèges

JP LECOQ CDCI

S HERVE Logement

H WULFRANC Chapelle Darblay

JP LECOQ Autoroute

 

Election du Président du conseil Départemental

Lors de la première séance du Conseil Départemental issu des élections des 22 et 29 mars dernier, Hubert WULFRANC, nouveau Président du groupe Communiste et républicain / Front de gauche a prononcé la déclaration suivante :

Intervention Hubert Wulfranc Séance d’installation du jeudi 2 avril 2015.

Ici, en Seine Maritime, comme dans de très nombreux départements, nous mesurons à nouveau aujourd’hui à quel point le renoncement en politique se paye cash. Quels que soient les bilans départementaux, plus ou moins positifs, quels que soient les projets, plus ou moins attractifs, dès lors que l’actuel Gouvernement fait, une fois les élections passées, le contraire de ce qu’il avait annoncé pour l’être, les citoyens n’ont pas tardé à lui présenter à nouveau l’addition.

Et cette addition est salée pour le Parti Socialiste en particulier, parce que la situation difficile subie chaque jour par une grande majorité des habitants l’est encore plus. L’addition est d’autant plus salée pour le parti au pouvoir qu’un nombre croissant de foyers, de jeunes, de retraités, ne peuvent plus s’acquitter de leurs factures. Se loger, s’alimenter correctement, se soigner, financer les études des enfants… devient toujours plus compliqué.

Le candidat socialiste à la Présidentielle surfant sur le rejet massif de la politique ultra libérale de Nicolas Sarkozy et de la Droite, promettait le changement, qui plus est dès maintenant. Il annonçait son attention de s’en prendre à la finance et de mettre fin à ses dérives à l’origine de tant de précarité, de chômage, d’exclusion. Il incarnait au nom de la Gauche, un espoir en particulier pour tous ceux qui avaient du mal à joindre les deux bouts ou qui étaient aux prises avec les inégalités, les injustices, les vexations de tout genre.

Bref « Changer la vie, ici et maintenant ». Nous autres militants et élus communistes, nous connaissions la chanson, on nous avait déjà fait le coup…Nous étions par conséquent plus que dubitatifs sur les intentions réelles du nouveau pouvoir à mettre en œuvre cette feuille de route audacieuse, parce qu’il restait prisonnier de la doctrine libérale, pieds et mains liés aux ordres de la commission de Bruxelles.

Confrontés dans notre quotidien aux difficultés de tous les jours de nos administrés que nous rencontrons dans nos mairies, dans les rues de nos villes, sur les marchés, nous n’avons cessé d’alerter, de mettre en garde le pouvoir qui se revendique abusivement de gauche, contre les effets concrets des politiques qu’il met en place et qui, dans les faits, se sont détournés, au point de les ignorer, des valeurs et des desseins portés historiquement par la gauche.

Nous n’avons cessé de porter des propositions concrètes, alternatives, permettant de changer de cap, pour revenir à l’essence même qu’un pouvoir politique de gauche doit porter en lui comme projets, comme horizons une société de solidarité avec une économie aux services des hommes.

Tout ce que nous avons dit, nous et bien d’autres, certains depuis l’intérieur même du Parti Socialiste, a non seulement été ignoré mais qui plus est avec un mépris profond. Nous n’étions plus dans le coup, pas assez moderne comme si la modernité, valeur du reste toute relative, consistait à demeurer dans le carcan de la pensée unique, celle d’experts autoproclamés qui n’hésitent jamais à se transformer en donneur de leçons au service de la bourgeoisie.

Et bien, qu’ils regardent aujourd’hui bien en face le résultat ! Qu’ils mesurent aujourd’hui les dégâts ! Qu’ils entendent cette nouvelle colère légitime exprimée par le peuple, et le peuple de Gauche en particulier, à travers notamment de l’abstention. C’est un carton rouge, un de plus, adressé au Gouvernement et au Président.

Car personne ne s’y trompe, la victoire de la Droite, ici comme ailleurs, est une victoire par défaut, par dépit, ce n’est pas une victoire d’adhésion, la victoire d’un projet. La Droite gagne parce que le PS au pouvoir s’est perdu et a perdu de vue les électeurs de gauche.

Et, de cette victoire que faut-il en attendre concrètement pour l’immense majorité des Seinomarins ?

La Droite est légitime ici pour avoir remporté le scrutin, d’un cheveu certes mais c’est le jeu de la démocratie. C’est là sa seule légitimité actuelle. Car la Droite n’a pas vu pour autant son projet être validé parce que ce projet n’était pas formalisé. Et pour cause ! Réduire l’endettement, réduire le personnel, vous fixé déjà un seuil traumatisant ce matin dans la presse, diminuer les dépenses publiques sans augmenter les impôts alors que les dotations allouées par l’Etat s’effondrent ne peut mécaniquement se traduire que par une diminution des services proposés au public et donc réduire le rôle, l’utilité de notre collectivité.

Aussi, nous verrons bien comment la majorité de Droite opérera en cohérence avec ses prises de position passée ici même dans cette enceinte à la remorque politicienne de l’action constructive des élus conseillers généraux communistes pour préserver et consolider les politiques de solidarité.

Nous attendons notamment qu’elle rétablisse le financement des associations de prévention spécialisées en revenant à l’enveloppe qui était consacrée à cette question en 2012 soit près de 6,9 millions d’euros.

Nous attendons également de la nouvelle majorité qu’elle établisse, en conformité avec ses déclarations, une tarification suffisante des actes effectués par les associations en charge de l’aide au maintien à domicile des personnes âgées, pour pérenniser leur activité et garantir ainsi un haut niveau de service rendu aux seniors qui en ont besoin.

Dans le même domaine, nous vous prenons au mot lorsque vous dénoncez la baisse des subventions pour les créations de lits en EHPAD et nous ne manquerons pas de vous rappeler à l’occasion la nécessité de consacrer davantage de moyens pour créer des places en établissements adaptés en adéquation avec les besoins.

Nous verrons également si la droite, qui s’est érigée en défenseur de la ruralité, diminuera le prix des transports scolaires départementaux demandés aux familles de collégiens face aux exigences tarifaires toujours plus exorbitantes des entreprises de transport qui disposent d’une position de monopôle.

En matière sociale, vous aviez contesté la réorganisation du réseau de CMS du Département qui s’est traduit par des fermetures de centre ou des co-sectorisations de centre se traduisant par un éloignement du service rendu aux Seinomarins. Pour autant, nous n’avons pas oublié le projet de mutation des CMS en CIAD porté par la droite avant le changement de majorité de 2004 qui se serait traduit par une réduction du champ d’intervention sanitaire et sociale du Département si celui-ci avait été mené à terme. Aussi, nous attendons de la nouvelle majorité qu’elle mette ses actes en conformité avec ses propos en renforçant le réseau de CMS départemental notamment dans les territoires aux populations les plus fragilisées.

La droite affirme que le Département doit se recentrer sur les solidarités essentielles. Elle doit par conséquent veiller à la bonne mise en œuvre des différents projets sociaux de territoires utiles au Seinomarins.

L’un des credo de la droite à toujours été la dénonciation de l’assistanat des privés d’emplois qui se complairaient à vivre des minima sociaux. Or, il s’avère que le taux de non recours au RSA activité, de l’ordre de 68% au niveau national, bat des records parmi les travailleurs précaires susceptibles d’en bénéficier. Nous vous demandons donc de la droite de mettre en place une politique volontariste pour diminuer ce taux de non recours au RSA activité.

La droite dénonçait, lorsqu’elle était dans l’opposition, l’affaiblissement du soutien départemental au secteur associatif, notamment dans le secteur sportif. Nous la prenons au mot et attendons de celle-ci qu’elle soutienne davantage le tissu associatif départemental qui fait lien entre les habitants.

Dans le même sens, nous attendons de votre part, concernant le financement des projets communaux ou intercommunaux, qu’elle nous indique comment elle entend procéder pour les soutenir davantage. Ainsi par exemple, qu’elle nous précise comment le Département assurera sa responsabilité en matière de co-construction des projets relevant de la politique de la ville ainsi qu’en matière de renouvellement urbain sur les territoires les plus fragilisés.

L’emploi demeure la préoccupation première des habitants de Seine Maritime. Nous attendons de la nouvelle majorité départementale qu’elle nous dise ses intentions en matière de soutien à l’emploi et à la réindustrialisation, notamment de l’axe Seine. Si la droite s’est peu exprimée, c’est le moins que l’on puisse dire, sur ses options en matière de politique de soutien à l’emploi dans cet hémicycle, leur éminence grise Antoine Rufenacht avait développé des propositions lorsqu’il était à la tête du commissariat général pour le développement de l’axe Seine. Qu’en-est-il aujourd’hui de vos propositions pour l’emploi, maintenant que vous êtes aux responsabilités ?

Une bonne éducation est indispensable pour former les citoyens de demain ainsi que pour assurer l’insertion professionnelle future de nos jeunes. Si le Département est conforté dans cette compétence, comme indiqué dans la presse, nous vous demandons de poursuivre une politique volontariste tant sur la modernisation des établissements que pour le soutien à la vie scolaire ce que ne traduisent pas vos propos à la presse de ce matin.

La droite s’est exprimée sur de nombreux sujets, promettant de faire mieux tout en diminuant les moyens de fonctionnement dans un contexte de diminution des dotations de l’Etat, et ce sans recourir à la fiscalité, alors que la demande sociale explose du fait de l’approfondissement de la crise économique imputable aux politiques d’austérité.

Ce n’est pas la simple fermeture des maisons du Département ou une nouvelle baisse les dépenses de communication, tarte à la crème de toute opposition, vu les sommes marginales en jeux, qui permettront de résoudre l’équation financière à laquelle la droite entend soumettre le Département.

Aussi, nous verrons bien si la droite mettra ses actes en adéquation avec le discours qu’elle a tenu lorsqu’elle était dans l’opposition par pur opportunisme politique. Il est fort à parier que les masques tomberont vite et qu’au nom du sempiternel audit pratiqué par les nouvelles majorités, la Droite s’engage dans la voie du service minimum pour les Seinomarins.

C’est la feuille de « déroute » que vous nous avez annoncé.

En effet, lors de la campagne, les candidats de Droite se sont bien gardés d’annoncer sur quels services ou partenaires, associations notamment, ils feraient porter le poids de l’austérité qu’ils préconisent.

Quant à la Gauche, qui n’a pas démérité ici, c’est le moins que l’on puisse dire, même si nous avons demandé que le Département soit davantage offensif et donc critique à l’égard des politiques gouvernementales, elle paye avant tout le rejet d’un pouvoir politique national qui a déçu, trompé, trahi ceux qui lui ont confié non seulement leur vote mais au-delà, leurs espoirs en un quotidien meilleur. Il l’est en effet pour les actionnaires, les banquiers, les financiers, les dirigeants des grands groupes, pour tous ceux qui, en fait, n’avaient aucune raison de voter à Gauche. Mais pour les autres c’est le chômage, la précarité, la pauvreté atteignant des records, un pouvoir d’achat en baisse, des impôts et des taxes en plus. La gestion de la pénurie pour tous afin d’offrir des millions d’argent public à ceux qui en ont déjà bien assez comme ça.

A partir de là, il suffit d’écouter les gens pour comprendre cette défaite électorale.

Bien sûr, certains préfèrent chercher des boucs émissaires ou des réponses politiciennes pour expliquer cette défaite. Ceux-là même qui ont tout fait à travers leur politique pour rendre toute union impossible à Gauche, dès lors qu’à cheminer vers la droite de la gauche on finit par sortir de la gauche, viennent aujourd’hui verser des larmes de crocodile sur l’absence de rassemblement.

Ce rassemblement, même s’il paye également le vote sanction, le vote de défiance à l’égard de toute la Gauche, ce rassemblement s’est constitué ici, en Seine-Maritime à l’occasion de ces élections. Et il ne s’arrêtera pas là…

Le rassemblement inédit de la Gauche combative, écologique et citoyenne que nous avons construit ensemble pour ces élections va se poursuivre et s’amplifier puisqu’il représente une alternative réelle pour une autre politique, pour une autre société qui place l’humain au centre de toutes les priorités, de toutes les attentions. La gauche anti-austérité, celle qui ne se résigne pas, qui ne renonce pas et qui n’oublie pas ses engagements est en mouvement.

Avec 9.4 % des suffrages exprimés au niveau national et 54 328 électeurs Seinomarins soit 14.96 % des suffrages du 1er tour sur les 32 cantons où ils étaient présents, les candidats de notre rassemblement ont donné de la voix et gagné en voix depuis les dernières élections cantonales mais perdent des sièges en raison d’un mode de scrutin et d’un découpage partisan où ceux qui tenaient les ciseaux ont fini par se couper des doigts.

Ce rassemblement va se poursuivre, s’amplifier, s’élargir, sans exclusive, à tous ceux qui fondent leur engagement sur la même volonté d’en finir avec les vieilles recettes libérales qui empoisonnent la vie au profit d’un nouveau projet de société, d’un nouveau modèle économique que Bruxelles ne pourra rejeter tout simplement parce que l’Europe ne pourra jamais rejeter la France.

Nous ne nous résignons pas à voir la vie publique, la vie politique se limiter à deux partis portant, chacun à leur manière, l’austérité propre au libéralisme et à un troisième, qui vient arbitrer les deux premiers, en portant des remèdes de charlatan, nocifs pour la démocratie et la république en exploitant les peurs et les malaises sociaux, détournant la colère des habitants des vrais responsables, la grande bourgeoisie d’affaires.

Le Front National s’enracine dangereusement parce qu’il est nourri par les uns et par les autres. Durant cette campagne le Premier Ministre prétendait le combattre alors qu’il l’alimentait en focalisant toute l’attention sur celui-ci. C’était le joker du pouvoir pour préserver ses majorités départementales sans avoir à changer quoi que ce soit sur le fond de sa politique. Cette stratégie dangereuse qui est celle des apprentis sorciers est désastreuse. La Droite est de retour et le Front National, qui se nourrie du désespoir, étend son ombre en attendant son heure.

Au sein de cette assemblée, dans cette collectivité, les élus du Front de Gauche seront des défenseurs acharnés de tout ce qui sert l’intérêt général et des adversaires opiniâtres de toute forme d’austérité, de recul du service public. Ils ont vocation à continuer de rassembler toutes celles et tous ceux qui, le cœur à Gauche, veulent construire une autre politique pour une autre société. En Seine-Maritime, dans la nouvelle Normandie comme à l’échelle du pays.

Tel etait le sens de la candidature à la Présidence de notre assemblée au nom du groupe communiste et républicain / Front de Gauche.

Des salariés de La Poste interpellent le Conseil Général de Seine-Maritime et rencontrent les élus communistes du département

Mercredi 25 février, les syndicats de la Poste ont rencontré Michel BARRIER, Conseiller Général et membre de la Commission Départementale de Présence Postale Territoriale, la CDPPT de Seine-Maritime.

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Suite à cette rencontre, l’élu communiste a aussitôt écrit au Président du Département.

Voici son courrier :

Rouen, le 25 février 2015

Monsieur le Président,

Membre de la Commission Départementale de Présence Postale Territoriale, CDPPT, j’ai rencontré ce mercredi 25 février 2015, les salariés de La Poste, notamment de la « Plate-forme de Préparation et de Distribution du Courrier » venus interpeller le Conseil Général de Seine-Maritime.

Ils m’ont fait part des nombreux dysfonctionnements de leur entreprise qui abandonne ses missions historiques, dégradant ainsi chaque jour un peu plus le service public postal.

C’est particulièrement vrai pour les facteurs, qui avaient un rôle très important dans ce que l’on appelle la « cohésion sociale » de la population et qui voient ce rôle se réduire avec notamment des tournées qui s’allongent.

Dans ces conditions, les salariés refusent l’idée que les collectivités, communes ou départements, viennent se substituer à La Poste dans le seul but de réduire les frais généraux de cette entreprise et donc d’en augmenter les bénéfices, les dividendes versés aux actionnaires, Etat compris, sous prétexte d’un véritable chantage opéré par la direction de La Poste avec le silence complice de l’Etat, visant à monnayer le maintien des services postaux de proximité et à la conditionner à des financements publics que l’on pourrait assimiler à une rançon exigée en la matière.

Cela constitue un véritable transfert inacceptable de charges supplémentaires, de l’Etat vers les collectivités, dans un contexte où celles-ci sont déjà asphyxiées par l’Etat.

Alors que cette entreprise fait des bénéfices et reçoit de l’Etat du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi, CICE, 352 millions en 2014, normalement dans le but de créer des emplois, force est de constater qu’elle en supprime, (le chiffre de 6 284 emplois supprimés au plan national étant annoncé pour l’année 2014).

Elle a également reversé en 2014, 171 millions d’euros à ses actionnaires (Etat et Caisse des dépôts et consignations).

Comme eux, je me bats, avec les élus communistes et républicains, mais aussi aux cotés de nombreux maires de toute tendance politique pour la défense et l’amélioration permanente du service public postal.

Celui-ci a été mis à mal par la privatisation de mars 2010 et l’ouverture du capital de l’entreprise La poste devenue Société Anonyme en devançant les directives européennes.

Le service postal directement financé par les usagers, et, durant des décennies par l’Etat, doit demeurer un service public.

Aussi, Monsieur le Président, comme vous rencontrez vendredi 27 février le Président Directeur général de La Poste, Monsieur Philippe Wahl, je vous demande de refuser le chantage de cette entreprise qui a pour finalité d’une part de faire financer le service public postal par les collectivités locales et d‘autre part de nous inviter à externaliser les activités sociales du Département vers la Poste, palliant ainsi ses déficiences.

Sachant que vous comprendrez le sens de ma démarche, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.

Michel BARRIER

 

Mercredi 25 février

 

Port de Rouen : Lettre ouverte de JL Jegaden à N. Rouly

jegadenSuite à un communiqué de Didier MARIE, Conseiller général d’Elbeuf, concernant le bilan et les perspectives du Port de Rouen, Jean Louis JEGADEN, Président du Groupe Communiste et Républicain au Département de Seine-Maritime a publié une lettre ouverte à Nicolas ROULY.

En voici le texte :

Le 18 février2015

Lettre ouverte de Jean Louis Jegaden,
Président du Groupe Communiste et Républicain au Département
à Nicolas ROULY, Président du Département

Monsieur le Président,

Dans un communiqué de presse en date du 16 février à entête du Département, notre collègue Didier Marie relatant sa rencontre avec le Directeur du Grand Port Maritime de Rouen, évoque un « éventuel déficit de compétitivité de Rouen », lié notamment « aux taxes foncières que deux communes, dont celle de Grand-Couronne, perçoivent alors qu’elles auraient pu exonérer les entreprises comme le Département l’a fait ».

Les termes choisis avec une aptitude certaine à détourner les faits par notre collègue ne peuvent que faire réagir notre groupe. Ainsi, oubliant curieusement que le gouvernement avait préalablement décidé une nouvelle fois de défausser l’État de ses propres responsabilités sur les communes et départements, notre collègue ne cite au titre des collectivités ayant voté démocratiquement pour appliquer la taxe foncière aux ports de Rouen et du Havre, que la ville de Grand-Couronne.

Cela reflète un parti pris bien peu objectif. Il aurait été plus proche de la réalité de dire que l’ensemble des collectivités locales concernées par cette mesure avait voté son application, à l’exception curieusement du Département.

Ou encore, s’agissant des exemples limités à la Métropole Rouennaise, de citer aux côtés de la commune de Grand-Couronne, la ville de Rouen qui pour le coup à comme défaut d’être dirigée par le même parti que celui de notre collègue Marie.

Quant à l’exception soulignée du Département, et je vous renvoie à ce sujet à mon courrier du 19 janvier dernier, il est un peu présomptueux d’y voir une volonté politique assumée lorsque l’on sait que vous avez refusé de réunir notre assemblée pour délibérer sur cette opportunité. Ce fut par conséquent un choix présidentiel, un choix par défaut, sans débat et sans vote qui en l’occurrence fait perdre plus de 3 millions d’euros par an (et non les 900.000 Euros annoncés dans votre courrier) à notre Département qui en aurait bien besoin par ailleurs lorsque l’on connait ses difficultés budgétaires résultant des conséquences des politiques d’austérité imposées par le gouvernement.
J’ajoute que cette décision devrait faire réfléchir car il est toujours problématique de voir notre Département prendre une position contraire à toutes les communes concernées par la même décision, quelque soit leur taille ou leur couleur politique.

Quant au fond de cette affaire, considérer que la compétitivité d’un port ne tiendrait qu’à l’exonération d’une taxe foncière, taxe foncière par ailleurs applicable à toutes les entreprises ou contribuables du pays, ce serait d’abord particulièrement inquiétant pour ces ports lorsque l’on regarde le niveau des sommes en jeux par rapport au budget global à disposition.

Ce serait ensuite considérer qu’il existe deux sortes d’entreprises, celles qui ont le privilège d’être implantées sur le domaine maritime et les autres.

Ce serait enfin induire un effet mécanique entre l’imposition et les difficultés économiques rencontrées par tout un chacun. Argument libéral dont je m’étonne qu’il ait pu irriguer un éminent sénateur socialiste comme notre collègue Marie. Un argument qui serait plus facile à entendre si toute entreprise ou foyer aux prises avec des difficultés économiques ou sociales, comme un licenciement par exemple, pouvait prétendre être exonéré de sa Taxe foncière comme vous avez décidé de le faire pour les entreprises implantées sur les deux grands ports seinomarins.

Voilà une proposition qui serait intéressante de pouvoir étudier à l’échelle du pays notamment dans le cadre de la Loi Macron que notre collègue Marie va bientôt pouvoir étudier au Sénat.

Il nous semblait utile pour contribuer à la clarté des débats dans cette période troublée par ce qui est annoncé comme vérité et ce qui est vérifiable, de préciser ces divers éléments.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de nos sincères salutations.

Communiqué D MARIE